Washington : Apport de l’Afrique dans les accords de l’AGOA. Élodie Ntamuzinda explique les atouts de son pays à la 5e session.

Pour apporter haute la voix de l’Afrique, Madame Élodie Ntamuzinda de la Commission Électorale Nationale Indépendante a effectué, déjà plus d’une semaine, le déplacement d’une longue distance, particulièrement à Washington pour prendre part à la cinquième session de l’AGOA qui regroupe les experts, partenaires, intervenants, et autres acteurs des institutions. C’est dans ce sens avec modestie qu’elle a remercié AGOA pour l’invitation et l’attention soutenue aux pays d’Afrique particulièrement la RDC.

Les mêmes remerciements ont été adressés au département d’Etat Américain pour les avancées par apport à la réintégration progressive de la RDC dans le processus qui implique les femmes qui travaillent dans le secteur de l’entrepreneuriat feminin.

Nous demandons ceci a-t-elle dit devant l’assistance,
– Aucun pays ne doit continuer à produire et que les autres en soient exportateurs,
– Nous devons soumettre les producteurs à l’implantation des usines de transformations dans les pays où les matières premières sont produites si nous voulons réellement aider l’Afrique.

Si non nous parlerons toujours de corruption, …, mais ce ne sont que des conséquences! La vrai cause est connu et le secret c’est ça! L’Afrique produit mais n’en bénéficie pas et donc, vraie catastrophe.

Les échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique, dans le cadre des accords de l’African growth and opportunities act (AGOA), sont aujourd’hui à leur niveau le plus bas. Une situation devant laquelle Élodie Ntamuzinda appelle les pays africains à mener des réflexions approfondies pour profiter pleinement des opportunités offertes par le marché américain. Cette actrice de la société civile, et membre plénière de la CENI a soulevé l’un des problèmes illustrant le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique.

Si la période 2002-2008 a enregistré un bon cru pour les exportations des pays éligibles à l’AGOA, avec pas moins de 82 milliards, celles-ci allaient brutalement chuter dès l’année 2009. En 2014, leur chiffre cumulé tombe à 26 milliards de dollars, avant de frôler les 18 milliards en 2015.
Les importations américaines provenant des pays de l’AGOA ont elles aussi commencé à dessiner une courbe descendante en 2009 quand de 82 milliards de dollars elles sont tombées à 50 milliards de dollars. En 2010, un espoir ce profile dans les échanges entre les pays africains de l’AGOA et les Etats-Unis, avec une reprise qui atteint 62 milliards de dollars, puis 71 milliards en 2011, avant que le volume ne chute d’un coup.

Pour Élodie Ntamuzinda, au regard de ces chiffres, il apparaît clairement que les pays éligibles à l’AGOA ne sont pas encore parvenus à réaliser entièrement tout le potentiel porté par ces accords
Un partenariat public-privé
Pour réajuster la balance dans les échanges Afrique-Etats-Unis, dans le cadre de l’AGOA, Elle a demandé le renforcement du partenariat public-privé qui pour lui, peut améliorer ces échanges. «Notre volonté citoyenne doit s’accompagner d’investissements stratégiques et d’un solide partenariat public-privé pour permettre à l’AGOA de produire pleinement les effets attendus sur les flux commerciaux, sur la croissance économique dans notre pays, la RDC.

C’est ici qu’elle encourage madame Kirongozi initiatrice du projet Robot roulage en Afrique, mais aussi les jeunes de la dignité humaine, et tant d’autres qui ne cessent de s’impliquer pour atteindre les objectifs AGOA en RDC.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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