Un professeur des universités saisit la police pour évacuer de son domicile la vice-maire de la ville de Kisangani.

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Les réseaux sociaux (whatssap, facebook, etc.) et les milieux socio-politiques boyomais bouillonnent depuis le lundi 16 mars 2020 autour d’une lettre d’un professeur des universités adressée au commandant urbain de la police nationale congolaise de Kisangani pour faire évacuer et enlever sans délai de son domicile Madame Eugénie Wandandi Byekusa, car d’elle qu’il s’agit. Et pour cause, la dame s’est installée de facto et sans droit ni titre audit domicile du Professeur des universités depuis un bon moment.

Selon la correspondance dont la rédaction Legrandcongo a pu se procurer une copie atravers son correspondant, la dame est en indélicatesse et en conflit avec son mari, une personnalité bien connue de la capitale de la Tshopo.

Aidée par une certaine demoiselle Gina Badjoko, Madame Eugénie Wandandi squatte le domicile du Professeur pour profiter du confort de cette résidence que le Professeur entretient fort bien. L’électricité y est permanente dans une ville où le courant électrique est devenu une denrée rare à cause des problèmes techniques à la centrale hydroélectrique de la SNEL.

Pourquoi n’est-elle pas allée prendre une chambre à l’hôtel ou un appartement pour payer un loyer ou même rentrée dans sa famille ou chez un parent ? Les prix des hôtels et des loyers sont quand même relativement bas dans cette ville comparés à d’autres agglomérations du pays. Madame Eugénie Wandandi est quand même une autorité urbaine, elle est Vice-Maire de Kisangani, une ville d’environ 1 500 000 habitants. Avec ses revenus, elle pouvait éviter d’en arriver à cette situation combien ridicule et humiliante d’être évacuée par la force publique d’une résidence privée qu’elle squatte.

Interrogé sur sa correspondance, le Professeur Alphonse Maindo, auteur de la lettre, s’est refusé à tout commentaire nous renvoyant à ladite lettre qui, rappelle-t-il, n’est pas destinée au grand public mais exclusivement aux autorités compétentes. Mais, selon les sociologues, une telle dénonciation obéirait à la tradition africaine qui veut que l’on puisse renvoyer une femme dans son foyer ou dans sa belle-famille quand elle quitte son couple. C’est aussi ce qu’exigent les lois nationales pour protéger la famille, l’unité de base sauf si l’intégrité physique ou morale des personnes est menacée. Dans ce cas, c’est à l’Etat d’assurer la protection de la personne dont l’intégrité est menacée. Or, dans le cas espèce, l’épouse est une autorité publique et politique bénéficiant d’une garde rapprochée. Dès lors, son repli clandestin chez le Professeur soulève beaucoup d’interrogations : Quelles sont leurs relations entre la dame et le Professeur ? Sont-ils parents ou amis ou connaissances ou copains? Comment s’est-elle retrouvée au domicile du Professeur ? A bien lire la lettre et selon les enquêtes de la rédaction, il ressort que le Professeur n’a pas de relations avec la dame. Ce qui explique la lettre du Professeur demandant l’évacuation de la dame par la police. Cette lettre elle-même pose une question : Pourquoi le Professeur n’a-t-il pas simplement été voir le mari ou la famille de la dame pour qu’ils viennent récupérer leur proche ? Ici, on apprend que le Professeur n’entretient aucune relation avec la dame ni même avec son mari. Il convient de décourager la pratique de certaines femmes à fuir les foyers conjugaux, pratique contraire aux bonnes mœurs et aux lois du pays.

Là où le bas blesse dans cette affaire, c’est que la dame est une autorité politico-administrative bien établie dans la ville où elle milite au PPRD et au FCC. Elle est vice-maire. La mairie, en tant qu’entité administrative décentralisée, manque-t-elle les moyens de payer un loyer à son édile ?

Comment s’est-elle retrouvée au domicile du Professeur Maindo ? Des personnes bien informées nous renseignent que la vice-maire s’y serait installée, pas par nécessité, elle l’aurait planifié cette occupation sans droit ni titre depuis bien longtemps, avec ruse allant jusqu’à aider mademoiselle Gina Badjoko, une ex copine de l’éminent Professeur, à fabriquer des faux documents d’état civil (acte de mariage, acte de naissance, etc.). Les deux femmes, amies de longue date et mères de plusieurs enfants avec différents hommes, multiplieraient des montages pour extorquer de l’argent au Professeur. Cette affaire pose et relance le problème de certaines jeunes femmes qui sont prêtes à tout pour profiter des biens et de la fortune des hommes d’un certain statut social. Elles ne reculent devant rien pour voler les mâles qui tombent dans leurs filets. Elles sont capables d’assassiner ou faire assassiner les hommes en vue pour prendre leurs biens. Parfois, grâce à des arrangements avec certaines brebis galeuses peu scrupuleuses dans l’appareil judiciaire et sécuritaire.
Dans un pays de droit, la Vice-Maire aurait déjà démissionné face à ce scandale social et politique. Sa hiérarchie devrait la démettre de son poste pour comportement préjudiciable à la fonction publique, à l’image de l’autorité. L’autorité du FCC qui n’avait pas hésité à appeler à la démission des autorités provinciales du Kongo lors d’un scandale des mœurs devrait s’atteler sur ce cas pour la moralisation de la vie des hommes et femmes d’Etat. En prévision des élections locales qui s’annoncent pour bientôt.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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