Trophée Top 50-DRC/ Major Mimie BIKELA, Femme particulière, Catégorie : « taux des violences sexuelles réduites dans la ville de Kinshasa ».

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Elle est Major de son état dans la police nationale
congolaise, chargée des
unités de la police œuvrant dans la
lutte contre les violences sexuelles ;
Elle s’est engagée avec ses unités,
pour mobiliser les communautés
dans la lutte contre ce fléau ;

Mimie Bikela s’est donnée corps et
âme pour réduire sensiblement le
taux des violences sexuelles dans la
ville de Kinshasa ;

Elle a toujours menée une lutte noble
contre ce fléau en emprintant les
outils nécessaires et instruments
juridiques mise en place pour traquer
les auteurs des viols.

Lorsqu’à KINSHASA, les embouteillages sont visibles à chaque Carrefour, cette femme abandonne son bureau climatisé, sous la pluie, déguisée en caporale pour réguler la circulation. Un geste impressionnant qui a toujours marqué la population Kinoise qui ne cesse de l’appeler maman Micost “femme particulière et influente”

Elle mérite bien son trophée Top 50 DRC mediafricain.

Depuis 1998, elle a toujours fait preuve de ses compétences pour gagner ses galons. Major Mimi Bikela est convaincue qu’une «femme doit avoir de la personnalité et être compétente pour réussir à s’imposer dans la société». Ses compétences lui ont valu la direction de l’unité de protection de l’enfant et de prévention contre les violences sexuelles au sein de la PNC.

Cela fait 18 ans depuis que vous servez la nation. Qu’est ce qui vous a motivé à intégrer la Police nationale congolaise?

Je me rappelle qu’en 1997, alors que j’étais encore étudiante à l’actuel Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication -IFASIC-, nous avions été recrutées pour intégrer le service de renseignement. Apres quelques années, l’on a été obligé de suivre la formation de la police. C’est de cette façon que je me suis retrouvée policière. Je pense que c’est le destin qui m’a amené à la police, parce que rien ne me présageait à une carrière de policière. Bien que je sois fille d’un militaire, je n’avais jamais pensé devenir policière.

La police n’est pas le service le mieux nantis en RD-Congo. Quels sont les avantages liés à ce travail?
Je suis fonctionnaire comme tous les autres et je vis avec le peu que je reçois comme solde. Cela me permet de subvenir aux besoins de ma famille. Mais au-delà tout, c’est la fierté de travailler pour son pays. Dans la police, j’ai forgé ma personnalité et mon caractère. Aussi, grâce à la police, j’ai découvert beaucoup de pays. C’est une belle expérience.
Comment arrivez-vous à vous accommoder avec le «service commandé» de la police?
Oui. Ce n’est pas chose aisée, surtout que nous n’avons pas de choix si ce n’est obéir. Souvent, je suis obligée de répondre au service alors que je passais de temps avec les enfants. Quand il y a une alerte, je suis obligée de tout laisser pour y répondre. Dans notre travail, il faut toujours être prête et ne jamais discuter les ordres. Je peux placer cela dans la rubrique des inconvénients. Mais, j’étais bien consciente de cela lorsque j’ai intégré la police.

Vous commandez l’unité de protection de l’enfant et de prévention de violences sexuelles…
Notre unité a vu le jour en 2014. Elle s’occupe de la protection de l’enfant et lutte contre les violences sexuelles. La tâche n’a pas été facile, parce que la population ignorait les infractions de la violation sexuelle. Nous avons commencé à sensibiliser la population sur les infractions des violences sexuelles. Depuis, nous constatons que la population est informée. Outre les cas de violences sexuelles, nous enregistrons aussi des cas d’abandon des familles et des enfants. Nous avons noté plus de 60 cas de viol d’enfants et des adultes cette année. Je profite de cette occasion pour conseiller la population de nous contacter.

Rédaction

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