*Transfèrement des eaux de la RDC, Amy Ambatobe rassure les députés nationaux*

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Présidée par le 2ème vice-président de la Chambre basse du parlement, Rémy Massamba, cette plénière était essentiellement consacrée au contrôle parlementaire.

Une occasion pour le ministre national de l’Environnement et Développement durable, Ami Ambatobe de donner des éclairages sur la position du Gouvernement congolais face au projet Transqua consistant au transfèrement des eaux de la rivière Oubangui vers le lac Tchad, en état très avancé d’assèchement.

En effet, il a donné la position du Gouvernement par rapport au projet Transaqua, qui est une question d’actualité sensible et de souveraineté nationale que stratégique.

Très explicite, il a d’abord informé les élus du peuple sur l’historique sur l’idée du transfèrement des eaux du territoire national vers les autres pays, avant d’expliquer le contexte sous-régional et international de la question de transfèrement des eaux. Amy a aussi permis aux députés nationaux à comprendre les mesures et stratégies en rapport avec la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), avant de leur faire part des perspectives d’avenir et de conclure.

Dans ses explications,le ministre a souligné que le bassin du Congo fait l’objet d’une double sollicitation relative au transfèrement des eaux, l’une vers le bassin du lac Tchad et l’autre vers l’Afrique australe. En dépit de différentes initiatives au niveau sous-régional et international, a indiqué le ministre Ami Ambatobe, c’est en 2014 que la RDC a mis en place une commission interministérielle sur la problématique du transfèrement des eaux du bassin du fleuve Congo vers le lac Tchad.

Les membres de cette commission ont produit des termes de référence des études de faisabilité sur ce projet pour en identifier les conséquences positives et négatives. Notamment, sur le plan environnemental, socio-économique, touristique, technique, et géopolitique et politique interne. Faute de financement, a renseigné le ministre, ces termes de référence sont restés lettres mortes.

Toutefois, il a relevé les inconvénients pour la RDC, de ce transfèrement des eaux au lac Tchad. Lesquels porteraient selon lui, entre autres, sur le devenir du barrage et du projet Grand Inga ; le devenir de la mangrove avec ses zones de frayeur particulières ; le devenir de la biodiversité du fleuve Congo et de ses affluents ; ainsi que le risque du réchauffement climatique qui résulterait de l’évaporation du carbone (environ trois cent milliards de tonnes) contenu dans les tourbières du Bassin du Congo.

Quant aux avantages de ce transfèrement des eaux, le ministre Ami Ambatobe estime qu’ils seraient d’ordre économique. « Car l’eau brute, vendue aux pays sous stress hydrique, pourrait effectivement rapporter au pays plus que le pétrole et autres ressources naturelles », a fait savoir AMBATOBE a qui a rassuré les députés nationaux que la position du Gouvernement est claire à ce sujet : « Tout transfèrement des eaux du fleuve Congo vers le lac Tchad est conditionné par des études préalables. Ce qui d’ailleurs exclurait tout transfèrement à partir de l’Oubangui ; avec possibilité de l’envisager à partir de l’embouchure du fleuve Congo ». Tout cela, a-t-il souligné, sans préjudice de consultation in fine du peuple congolais tout entier par voie de référendum comme l’exige la Constitution en son article 214 alinéa 2, et à la Loi relative à l’eau en son article 53. « Par conséquent, toute déclaration tendant à faire croire à l’opinion que la République démocratique du Congo aurait accepté ce transfèrement des eaux de l’Oubangui ou du fleuve Congo vers le lac Tchad, n’engage ni de prêt, ni de loin, le Gouvernement de la République », a déclaré le ministre de l’Environnement et Développement durable Ami Ambatobe.

Au regard des enjeux, a-t-il conclu, le Ministère de l’Environnement propose inscrire cette question du transfèrement des eaux parmi les questions stratégiquement prioritaires ; allouer exceptionnellement un budget consistant au Ministère de l’Environnement, pour faire face à cette situation ; organiser un lobbying de taille pour expliquer la bonne volonté de la RDC à assister les autres pays, mais après études d’impacts environnementaux et sociaux. il a sollicité par ailleurs, le soutien du Parlement de la République pour ce dossier brûlant. Un débat s’en est suivi après cette intervention magistrale du n°1 de l’Environnement qui rassure la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout.

Thierry KASONGO
Rédaction
+243990210011

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