Regroupement politique AAP : une aventure politico-religieux tournée en dérision avec zéro député national ni provincial. Récit LGC

Lors des dernières élections Provinciales et Nationales, ce regroupement n’a gagné aucun siège, et pourtant financé.
Pour rappel, après la fulgurante prédication du révérend Ekofo qui avait défrayé la chronique en janvier 2017, le président de l’ECC avait ouvertement dans l’un de ses discours, appelé les chrétiens protestants et la jeunesse en particulier à s’engager ouvertement en politique en vue d’impulser ce changement tant attendu en investissant les institutions de la République par la voie démocratique.

Pour ce faire, un regroupement dénommé AAP(Amour, Avenir et Paix) sera créé, au sein même de l’ECC.

L’ECC n’était pas seule dans cette mouvance, l’Armée du Salut elle aussi, pour la même cause, lançait à travers le MLS (Mouvement des Laïcs Salutistes), une autre plateforme politique d’obédience chrétienne dénommée la DCUD (Dynamique Chrétienne pour l’Unité et le Développement) dont le communiqué N/Réf : MLS/PRES./001/006/2018 du 22 juin 2018 appelant les fidèles de toutes tendances à eller déposer leurs candidatures pour la députation provinciale en l’occurrence.

L’intrigue qui constitue l’objet même de cette enquête, c’est le fait que, en dépit des énergies déployaient par cette plateforme avec l’appui direct ou indirect de l’ECC avec son envergure, et son président national en particulier ainsi que la forte implication du MILAPRO (Ministère des Laïcs Protestants de l’ECC), AAP n’a pas réussi à gagner le moindre siège lors des dernières élections générales du 30 décembre 2018.

Lors d’une sortie médiatique au siège de l’ECC où AAP était en réunion avec son (terme utilisé par le président de AAP), son Eminence le Révérend Dr. Président de l’ECC, le président de AAP va fustiger la sanction leur infligée par la CENI, estimant que son regroupement avait bel et bien atteint et largement dépassé le seuil de représentativité requis, et qu’il adressait un recours à la Cour Constitutionnelle quant à ce.

Poussant la curiosité journalistique plus loin et la volonté de mieux cerner cette affaire, comme le cas avec d’autres regroupements et candidats dits malheureux, et vu l’espoir que plus d’un congolais avait placé dans ce regroupement pas comme les autres par essence, nous serons ainsi amènés jusqu’à tomber sur la requête en contestation des résultats provisoires des élections à la députation nationale du 30 décembre 2018, de AAP adressée à la Cour Constitutionnelle. Quelques détails assez choquants vont apparaître à vue, d’où quelques interrogations :

1. AAP est-il réellement un regroupement de l’ECC quand on sait qu’à un moment, un communiqué contradictoire avait circulé sur la toile ?

2. Si pas le cas, comment justifier alors l’utilisation sans crainte du nom du président de l’ECC, de leurs facilités dont la Cathédrale du Centenaire Protestant, les réunions au siège de l’ECC et au Centre Shaumba où la presse y est tout le temps conviée ?

3. Quel lien entre l’appel à la mobilisation et l’implication des protestants dans la politique, du président de l’ECC et AAP?

4. Qui réellement dirige AAP, au regard de la personne qui a engagé AAP dans son contentieux électoral, quand on sait que le président connu et qui occupe le somptueux bureau dans l’immeuble Baobab vers le beach Ngobila est Mr Fidèle Tingobay; or la requête fait mention d’une procuration spéciale émise par Mr Matho Lutete Gauthier à Me. Thoto Maluma Roger, conformément, est-il indiqué, à l’article 17 alinéa 4 de la charte de AAP : “il a, _le président_ , le pouvoir d’aller en justice”; alors que Mr Matho est connu comme <> (fonction non ré du reste dans la charte susmentionnée).

5. Certaines langues font même état de ce que Mr Tingombay ne serait pas protestant. Alors s’interroge-t-on en sus: par quel miracle donc s’est-il retrouvé à la tête d’une si importante et stratégique structure protestante quand on sait les Protestants capables, ce n’est pas ça qui manque dans ce pays.

6. Selon les différentes déclarations officielles du regroupement, pas moins de 200 candidats députés nationaux sur un total de 468 candidats engagés dans la course électorale annoncé, annoncé par Mr Tingombay lors de son discours de sortie officielle du regroupement au Centenaire Protestant, y étaient engagés sur l’ensemble du pays.

Et, cette requête ne concerne, logiquement à ce niveau, que les candidats députés nationaux.

Le problème c’est que :
Comment AAP compte-t-il justifier avoir atteint et dépassé 180.000 voix représentant le seuil requis de un pour cent d’un peu plus 18 millions des votants, en ne présentant de recours que pour 14 candidats ?

6.Aussi, quel critère de sélection aurait prévalu dans le choix de ces 14 candidats ?

8. Comment fonctionne réellement cette structure réputée de l’Eglise, et pas n’importe laquelle ?

9. Serait-ce une volonté délibérée de boycotter ou de se servir de l’Eglise pour des fins personnelles ou une incompétence notoire à un certain niveau, et lequel ? Ce, lorsqu’il faudra s’attarder, surtout, sur des allégations que nous ressortirons très prochainement dans la suite de cette affaire.

Tous les efforts de recherche d’éclaircissement auprès des membres de ce regroupement n’ont, à ce stade, pas encore apporté la lumière voulue sur cette question parmi tant, et nos enquête vont s’étendre jusqu’aux autorités compétentes de l’Eglise du Christ au Congo et des Laïcs Protestants qui, jusque-là, ne nous semble pas accessibles.
Mais, restez branché.

Rédaction
+243990210011

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