RDC-RFI interview exclusive de Me Constant Mutamba Tungunga sur la candidature de Alexis Ntambwe au perchoir du Sénat.

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L’ancien président congolais Joseph Kabila garde une influence importante sur la vie politique du pays.

La course à la présidence du Sénat divise le Front commun pour le Congo (FCC).

La plate-forme pro-Kabila a officiellement désigné Alexis Thambwe Mwamba comme candidat pour reprendre la tête de l’institution.

Sauf surprise, l’ancien ministre de la Justice sous la présidence de Joseph Kabila devrait l’emporter.

Et pourtant, l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFCDC-A), un regroupement issu du FCC, a décidé de se désolidariser de la coalition en présentant son propre candidat, son dirigeant Modeste Bahati.

Après l’attribution de la primature et de la présidence de l’Assemblée nationale à deux figures du PPRD, le parti de l’ancien président Joseph Kabila, l’AFDC-A, espère bien tirer son épingle du jeu.

Et pour cause, explique le candidat dissident Modeste Bahati, la présidence du Sénat est le dernier poste clé à pourvoir.

« C’est la démocratie et j’ai confiance dans le fait que les sénateurs sont des gens mûrs, qu’ils soient du PPRD ou d’autres regroupements, a décalré Modeste Bahati. Ils comprendront que ma démarche, c’est pour sauver notre famille politique, le FCC, pour lui éviter un échec comme celui que nous venons de connaître à la présidentielle. Ce sont ces mauvais castings, ces mauvais choix qui font que nous échouons. »

Le dirigeant de l’AFDC-A a peu de chance de l’emporter face au candidat officiellement désigné par le FCC, Alexis Thambwe Mwamba. Sur son compte Twitter, la coalition appelle d’ailleurs l’ensemble des sénateurs à apporter leur soutien à l’ancien ministre de la Justice.

Le choix de Tambwe Mwamba s’est opéré après avoir suivi un processus de longue haleine.

Constant Mutamba, l’un des responsables de la communication du FCC, est précis :

3 étapes ayant conduit à la désignation du candidat FCC au perchoir du SÉNAT :

1. Propositions des noms par les Regroupements Politiques membres.
2. Délibération de l’Autorité Morale.
3. Validation du choix à l’unanimité par la Conférence des Présidents des Regroupements Politiques.

– Tout en adoptant ce choix, certains Regroupements ont proposé pour l’intérêt du FCC, d’envisager la possibilité d’un plan B, C et D.
Cette stratégie, comme tant d’autres, n’a pas encore requis l’assentiment de tous les sociétaires du FCC.
– Le franc débat constitue donc la tasse de thé du FCC.
– Tout se décide dans la transparence.

Récupéré par Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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