RDC : Né dans le Haut-Katanga, Laurent-Désiré KABILA aurait fêté ses 80 ans, comme le TP Mazembe, ce 28 novembre 2019.

Mzee Laurent Désiré Kabila, une fête d’anniversaire qui coïncide avec la date de la création du Tout Puissant Mazembe Englebert.

(a) Laurent-Désiré KABILA naît le 27 novembre 1939 à Jadotville (l’actuelle ville de Likasi), dans le Haut-Katanga. D’autres sources disent qu’il est plutôt né à Baudouinville (l’actuelle ville de Moba).

Il est Luba par son père et Lunda par sa mère. S’il est certain qu’il a accompli ses études secondaires à l’institut Saint-Boniface d’Élisabethville (Lubumbashi), ses études universitaires à l’étranger (Paris, Tachkent ou Belgrade, et plus tard à Dar es Salaam) sont controversées.

Ce flou a été entretenu par Kabila lui-même, car le lieu des études était une information personnelle de par sa nature politique et symbolique.

(b) Ses premières luttes remontent au début des années 1960, durant la crise congolaise qui naît juste après l’accession de la RD Congo à l’indépendance. D’août 1960 à janvier 1961, il lutte contre la gendarmerie katangaise dans les rangs de la jeunesse du Parti Balubakat (Jeubakat), le parti qui regroupe les membres de l’ethnie des Lubas. Jason Sendwe, chef de la Balubakat, remarque ses talents d’orateur et le nomme « colonel » des jeunesses, une milice des balubakats au Katanga.

Il sort de l’anonymat en septembre 1963 lors de la création du Comité national de libération (C.N.L.), formation politique nationaliste (lumumbiste) et révolutionnaire qui veut éliminer, par la lutte armée, le gouvernement du Premier ministre Cyrille Adoula.

Il y est secrétaire général aux Affaires sociales, Jeunesse et Sports. Quelque temps plus tard, ses milices se rallient à l’insurrection déclenchée par les forces lumumbistes ; en juillet 1964, lors de la prise d’Albertville (l’actuelle Kalemie). Il deviendra Vice-président d’un « gouvernement provisoire » qui ne durera que quelques mois.
(c) Au début de l’année 1965, il se replie au Kivu où il est un des chefs des opérations militaires que mènent les Simba Mulele dans cette partie du pays. Il établit son QG en territoire de Fizi (dans une forêt du secteur de Lulenge, qu’il appellera “Hewa Bora”).

Il est toutefois, durant la même période, très présent dans les capitales étrangères d’Afrique orientale (Nairobi et Dar es Salaam). Lorsque Mobutu prend le pouvoir en novembre 1965, Laurent Désiré Kabila va tenter quelque 2 attaques infructueuses. De 1967 à 1985, il suit un double parcours : il est à la fois le chef “révolutionnaire”, mais aussi un commerçant qui tire de substantiels bénéfices du trafic d’or et d’ivoire dont il détient le monopole dans son maquis.
(d) En 1985, il va tenter une dernière attaque dans ses terres de Moba, sans succès.

A partir de cette année-là, on perdra sa trace. Il va alors résider à Dar es Salaam, mais on l’aperçoit aussi à Kampala (en Ouganda), où il entretient des liens amicaux avec le Président Yoweri Museveni. C’est en octobre 1996 qu’il réapparaît de nouveau, en tant qu’un des membres fondateurs de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (A.F.D.L.) qui s’engage à chasser Mobutu du pouvoir.

Lors de la prise de Kinshasa en mai 1997, il s’autoproclame Président de ce qui est devenu République démocratique du Congo. Mais en janvier 2001, alors qu’il est isolé politiquement et diplomatiquement à cause d’une nouvelle guerre lancée par ses anciens alliés rwandais, Laurent-Désiré Kabila est abattu dans son bureau, du palais de Marbre, à Kinshasa. Son fils, Joseph KABILA, lui succède le même mois.

Thierry Kasongo
Rédaction
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