RDC : la tension sociale est observée dans toutes les provinces. Plus de 6 mois d’arriérés de rétrocession y compris les arriérés sur les frais de fonctionnement des assemblées provinciales.

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Le gouvernement doit payer les arriérés et régulariser la rétrocession dans les provinces, une obligation constitutionnelle.

La RDC vers l’enfer inédit de suite des plusieurs maux qui rongent les provinces à savoir l’insécurité qui règne, le manque de financement des projets, le règlement de compte, la manipulation Politicienne, les arriérés enregistrées par le gouvernement dans l’octroi des rétrocessions aux provinces, l’insuffisance des moyens dotés à certaines provinces surtout celles issues du déménagement.

La problématique de la rétrocession financière du pouvoir central aux provinces qui est inscrite dans la constitution, a souvent été soumise à rudes épreuves. Mais cette fois, le gouvernement central a promis de s’impliquer pour réguler la situation mais sans suite.

Depuis plus de deux mois l’incompréhension entre les exécutifs provinciaux et les assemblées provinciales est beaucoup observée dans l’ensemble des provinces de la République Démocratique du Congo.

Selon nos sources le gouvernement de la République a jusqu’à ce jour, plus de 6 mois d’arriérés de rétrocession aux provinces. Une situation qui crée des tensions sociales, des frustrations atravers le pays surtout lorsque les députés provinciaux estiment que l’exécutif provincial bouffe les tomates et prive les autres institutions notamment l’Assemblée Provinciale.

Le problème est lié nécessairement à l’épineuse question de la rétrocession du gouvernement central vers les provinces. Dans ce contexte les gouverneurs et les présidents des Assemblées provinciales sont à couteau tiré, car les élus affameux estiment que les patrons des provinces gérent plusieurs enveloppes en provenance de Kinshasa et recettes locales. C’est le cas du Haut-Lomami, Sankuru, Ituri, Haut Katanga, Kasaï Oriental, Kasaï, Kasaï Central, Tanganyika, Nord et Sud Ubangi, Sud et Haut-Uele, et Maniema.

Cette situation provoque la jalousie et les victimes sont dans l’ensemble des gouverneurs..

Entre-temps, le gouvernement central fait semblant de déposer son budget 2020 à l’Assemblée Nationale pour dire que des solutions immédiates seront trouver au problème de la rétrocession et des provinces. Et pourtant, dans ce budget 2020 aucune amélioration n’est accordée à la situation de rétrocession aux provinces. Ici, nous parlons des provinces qui ont subit le dernier déménagement gage de la volonté de Joseph Kabila, dans l’optique de rapprocher les gouvernants et les gouvernés, mais aussi pour faciliter la gestion de la chose publique à la base.

Toutes les provinces devront être gérées selon les aspirations de la population à la base.

Curieusement, nous constatons qu’avant le déménagement, ces provinces notamment le Kasaï Oriental, le Kasaï Occidental, le Katanga, l’Équateur, la Province Orientale, le Bandundu, chacune touchée 500 milles dollars américains de rétrocession le mois. Alors là où le bas blesse, c’est lorsqu’on constate qu’après le démembrement, le montant de 500 milles dollars américains réservé pour une grande province, à titre illustratif la province du Katanga ou la province Orientale est subdivisé à ce jour pour 4 provinces nouvellement créés. À ce stade chacune de province reçoit 105 dollars américains au lieu de 500 milles dollars américains.

Ma question est de savoir, comment les autres provinces reçoivent 500 milles dollars américains et les une 105 dollars américains?

Cette question a déjà fait l’objet d’un traitement particulier au Conseil des Ministres. D’ou, il faut une solution imminente de l’exécutif central à ce problème préoccupant.

Politiquement, étant donné que les députés nationaux n’ont pas retouché le niveau du budget de la rétrocession au delà du budget 2020 chiffré à 10 milliard, il y’a lieu d’espérer la touche des élus des élus qui devront examiner ce même budget en seconde lecture. Nous osons croire qu’avec 10 milliard les sénateurs pourront bien faire pour qu’on arrive à réajuster le taux de rétrocession aux provinces. Pour l’instant, malgré l’enveloppe du budget 2020, les provinces doivent serrer la ceinture.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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