RDC : l ‘organisation des élections urbaines, municipales et locales d’ici décembre demeure une priorité des priorités estime la CASE.

La Commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE) estime que ces scrutins à la base doivent requérir une phase préparatoire très approfondie afin d’éviter des violences postélectorales susceptibles d’engendrer des conflits de proximité locale.

Dans sa déclaration publiée et signée par André Kiomba Dibwe Mpwo president a.i, la CASE, plateforme de la Société Civile, composée en son sein de 75 Réseaux et Organisations de la Société Civile, suit de plus près l’évolution du processus électoral Congolais après la publication des résultats définitifs des Élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, la mise en place des assemblées provinciales et l’élection des gouverneurs sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

Par ailleurs, la CASE apprécie à sa juste valeur, la sortie médiatique des quelques organisations et personnalités de la Société Civile demandant au gouvernement de la république et la CENI de nous organiser les élections locales, municipales et urbaines, d’ici fin décembre 2019.

Elle s’associe aux acteurs politiques et sociaux qui fondent leur conviction dans la matérialisation de ces scrutins.  A ce propos, elle émet atravers André Kiomba Dibwe Mpwo president a.i, des sérieuses réserves quant à la tenue immédiate desdits scrutins sans en mesurer les préalables à savoir ;

1) préalable politique,
2) préalable juridique,
3) préalable financièr,

Préalables politiques : Il importe de considérer, à l’issue des évaluations préliminaires des dernières élections du 30 décembre 2018 que le climat sociopolitique reste délétère au regard des débats interminables engendrés par la qualité des résultats des élections proclamés. Le taux de contestation des résultats des votes témoigne des difficultés réelles d’acceptation de ceux-ci par les parties prenantes au processus électoral. Pour la CASE, cette situation suggère un programme de stabilisation politique postélectoral avant d’engager la Nation dans les élections à la base. Ceci permettrait d’éteindre les frustrations postélectorales, rassurer les non élus d’hier et stabiliser les élus déjà investis à tous les niveaux ;

Préalable juridique : Une contrainte juridique de taille se dresse face à la matérialisation effective des élections urbaines, municipales et locales du fait de l’expiration en ce mois de juin 2019 du mandat de l’actuelle administration électorale. Les membres de la

Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) arrivant à échéance légale de leur serment, il devient urgent de convoquer les entités pourvoyeuses de ses membres (Majorité, Opposition et Société Civile) afin de vider cette question avant la fin de la présente session parlementaire ;

Préalable financièr : En l’absence d’un Gouvernement investi des pleins pouvoirs, d’un budget prenant en charge la tenue de ces élections et d’un plan de décaissement réaliste signer entre le gouvernement de la République et la CENI, il est irréaliste d’évoquer la tenue des élections locales sans en réunir les garanties précises de financement.  A cet effet, la CASE fait un pressant rappel aux forces politiques de la coalition au pouvoir afin qu’elles harmonisent leurs violons pour l’investiture rapide du gouvernement.

A ces préalables pointus et en l’absence d’un registre d’Etat-civil fiable, il convient d’ajouter la faible qualité du fichier électoral, la nécessité de procéder à de nouvelles mises en places des démembrements de la CENI, la sécurité des entités à problèmes, la problématique des groupes armés et l’épineuse question des déplacés internes au regard de la réalité du phénomène des groupements de droit et des groupements de fait.

Cette structure citoyenne estime que les élections urbaines, municipales et locales restent incontournables. Cependant, elles nécessitent un encadrement efficient et sérieux pour éviter qu’elles ne plongent le pays dans une crise d’ingouvernabilité politique.

La CASE, considère que, seul le recensement administratif doit être une urgence pour le Gouvernement de la RDC. Et avec le fichier d’Etat civile à jour, le pays par le biais de la CENI pourrais organiser les 11 élections à moindre coût et  qui seraient libres, crédibles, transparentes et apaisées et avec moins des contestations et le peuple Congolais aura la fierté devant l’humanité d’avoir sa carte pour citoyen.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

Partager

Pas de commentaires