RDC : Fini la confusion autour de la levée du moratoire. Les experts du secteur forestier éclairent la presse sur ce qui bloque le processus*.

C’est devant la presse nationale et internationale que les experts du secteur forestier révèlent le processus pour la levée du moratoire sur les forêts de la République démocratique du Congo. Une question très préoccupante qui ne cesse d’alimenter les débats.

Pour le Directeur général des Forets, José Ilanga Lofonga, le secteur forestier pour l’instant est confronté à de défis énormes. Sur ce, les recettes générées par ce secteur sont considérablement inférieures au regard du taux officiel fixé au niveau national.
Une situation justifiée en outre par la limitation d’exploitation des ressources forestières, la gouvernance du secteur et la restriction d’attribuer des nouvelles allocations forestières aux nouveaux exploitants.

Jose Manga qui salue la volonté du ministre de l’environnement et du développement durable Amy Ambatobe indique que le projet sur la levée du moratoire tire sa source des graves faiblesses de la gouvernance des forêts, ainsi que du passé problématique de l’attribution des titres forestiers.
Il précise que la suspension de l’octroi des allocations forestières a été décrété en 2002 et renforcé en 2005. Malgré la RDC n’a pas tardé d’améliorer les conditions dans ce secteur qui connait beaucoup des réformes.
Entretemps, des conditions ont été remplie pour que le gouvernement sollicite la levée dudit moratoire. Notamment, la conversion des anciens titres d’exploitation forestière en contrats de concession forestière, l’adoption d’un processus transparent d’attribution à moyen terme des concessions et le développement d’un processus de planification géographique triennale des futures attributions.

Les 3 orateurs, tous techniciens du secteur font savoir qu’à ces jours, 2 de ces trois conditions ont été pleinement remplies par l’État congolais. C’est ici, qu’il fait savoir que le moratoire n’est pas une fin en soi, mais une période pour permettre à la RDC de maitriser les paramètres de la gestion durable de nos forêts. Après 16 ans de suspension de l’octroi des allocations forestières, le Directeur général des forêts en RDC estime qu’il est temps de lèver le moratoire.

La levée du moratoire favorisera cependant, la transparence d’adjudication, la mise en place de nouvelles allocations dans un futur proche, soit 3 ans à la suite de la programmation géographique.

Plusieurs avantages sont à la porte des communautés bénéficiaires notamment, la création d’emplois décents et d’unités de transformation plus poussées du bois susceptibles de donner une plus-value aux produits issus de l’exploitation forestière congolaise. La construction des maisons, des écoles et centres de santé.
Toute fois, les préjudices subis par le pays du fait du maintien du moratoire sont énormes, ajoute le Directeur.

: Quand certains critiques la coopération entre la RDC et la Chine, je pense ils n’ont pas d’informations autour de ce projet ajoute le Directeur Général Forêt qui précise que le moratoire n’a pas été violé. Pour lui, le ministère de l’environnement a respecté les principes, il n’y a pas eu la défaillance dans le chef de ces derniers, la loi lui autorise de reprendre les titres et de les rétrocéder à d’autres concessionnaires capables tels que la Chine qui dispose des capitaux frais.

Selon le Directeur Général en chargé des Forêts, les nouvelles concessions forestières attribuées aux entreprises chinoises par le ministère de l’environnement et développement durable ne sont pas sous le coup du moratoire.
Complété par l’un des techniciens du ministère, il a fait remarquer que depuis le lancement du dit moratoire, la nation congolaise a produit moins de 300.000 m³ de bois par an, alors que les prévisions du gouvernement annoncées plus de bénéfices pour le pays. S’agissant de la question soulevée par un journaliste sur les tourbières, les collaborateurs du Ministère Amy Ambatobe sont précis. Les tourbières ne sont pas menacées, et n’ont rien à avoir avec la question de la levée du moratoire.
[2/28, 18:05] Kasongo THIERRy: Bien avant l’ONG internationale greenpeace avait dans un communiqué révélé que les trois concessions forestières qu’évoquent les experts estimées à 650.000 hectares étaient octroyées aux sociétés chinoises en violation de la législation congolaise qui institue le moratoire dans le secteur de l’exploitation forestière au moment où le gouvernement contredit et plaide pour la levée du moratoire.

Une série des questions réponses a sanctionnée cette rencontre avec la presse.

Thierry KASONGO

Rédaction
+243990210011

Partager

Pas de commentaires

Laisser une réponse