RDC-Elections : la CENCO embrasse les bourreaux du peuple congolais

765

Dans un article de Libre Afrique, Isidore Kwandja Ngembo annonce qu’une forte délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) séjourne actuellement au Canada pour une semaine. Elle est conduite par son président, Mgr Marcel Utembi, archevêque de Kisangani, et son vice-président, Mgr Fridolin Ambongo, archevêque coadjuteur de Kinshasa et prochain successeur du cardinal Laurent Monsengwo.

Les Évêques catholiques du Congo se sont rendus à Ottawa, Montréal et Toronto, « essentiellement pour faire le plaidoyer auprès des autorités gouvernementales et religieuses, des milieux économiques et de la société civile canadienne engagée en faveur des droits de la personne, de la démocratie et de la justice sociale », fait savoir la source. L’objectif est de « solliciter un appui diplomatique, technique et financier, notamment une expertise canadienne, afin de garantir la réussite du processus électoral dans leur pays », renseigne la même source. Qui ajoute que le choix du Canada n’est pas fortuit. En effet, ce pays « est l’un des acteurs majeurs qui contribuent aux efforts conjoints menés au niveau international pour aider et accompagner la RDC dans son processus démocratique », rappelle Libre Afrique.

Cette démarche cavalière des évêques de l’Eglise catholique soulève des interrogations inquiétantes. Premièrement, en quelle qualité la CENCO peut-elle se permettre le luxe de solliciter un financement auprès du gouvernement canadien ? Deuxièmement, les évêques du Congo sont-ils conscients de malheurs causés par les multinationales canadiennes, soutenues par le gouvernement canadien, dans la guerre dans l’Est de la RDC et les pillages des minerais ayant occasionné plus de six millions de morts congolais ? Un génocide oublié, en particulier l’assassinat de Mgr Munziriwa durant la guerre d’agression de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) soutenue par le Canada ? Au lieu d’aller demander de l’argent aux génocidaires du peuple congolais, les évêques catholiques feraient mieux de traduire ces multinationales canadiennes pour génocide devant les instances judiciaires internationales.

Selon Alain Denelault, dans son ouvrage « Noir Canada, pillage, corruption et criminalité Afrique », publié en 2008 aux Éditions Ecosociété au Canada, « en 1996, des sociétés occidentales, majoritairement canadiennes, ont financé, armé et encadré l’AFDL, de même que ses soutiens ougandais et rwandais, pour lui permettre de renverser Mobutu au pouvoir ».

Troisièmement, la CENCO ignore que les élections concernent la souveraineté d’un Etat. Et que c’est le gouvernement congolais qui a la charge de chercher le financement des élections. Même si les évêques parviennent à obtenir ce financement, à qui vont-ils le confier ? On peut se poser la question de savoir si les évêques catholiques ne travaillent pas en complicité avec les ennemis du Congo.

Wamushimbayi

Rédaction
00243 998 419 160

Partager

Pas de commentaires

Laisser une réponse