RDC : bientôt le 30 juin, la fin d’un état et le peuple en agonie. (Tribune de Doudou Akambu Aembe)

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” Un peu d’équité et d’humanisme pour permettre aux Congolais de conjuguer le verbe vivre “.

_Akambu Aembe Doudou est un acteur politique congolais qui est sidéré par le comportement aux conséquences incalculables de certains politiciens. Il les invite à la prise de conscience._

Le Congo est devenu un pays de crises permanentes et la population est laissée pour compte. Avec un minimum d’espoir en dessous de zéro, même des solutions pour un soulagement immédiat semblent d’une autre époque.

Du théâtre servi par les acteurs politiques, le présent du Congolais est sombre, tout l’empêchant dans ce cas de figure d’essayer d’envisager un probable futur. Car le quotidien est rythmé par une inflation permanente, une paupérisation instantanée à la rotation de l’aiguille d’une montre, le manque et la perte des revenus, le manque de nourritures, l’insécurité grandissante, le délaissement de nos différentes forces de sécurité (n’ont pas de moyens de leur action), une perpétration permanente depuis des décennies des crimes contre l’humanité, des viols successifs, le délabrement des nos infrastructures.

Il y a aussi l’inefficacité de notre système de santé pour faire face aux défis sanitaires, expansions des plusieurs pandémies, la corruption systémique au sein des structures étatiques et l’utilisation pour les intérêts privés des ressources de l’Etat,…
Dans un tel contexte ou l’être a perdu toute sa valeur, il est plus qu’important de retrouver un peu d’équité, de vertu et de l’humanisme pour espérer le retour du sens de responsabilité.

Sans cette prise de conscience, je peux dire qu’il y a plus d’espoir pour le Congo. Nous avons l’impression d’être en vie, pourtant nous sommes devenus les restes de nous-mêmes.
En politique, il est normal d’avoir des avis contradictoires, mais cela ne doit pas bloquer ou hypothéquer la vie et l’avenir de toute la nation.

Il appartient à tout homme d’Etat d’aller au-delà de sa réalisation personnelle, pour privilégier l’intérêt suprême du peuple dont il fait partie et de qui il a reçu mandat pour gérer.
C’est ainsi que l’histoire fera de lui un grand.

Le peuple ne demande pas les mêmes avoirs, mais simplement que l’Etat joue son rôle de régulateur par le consensus issu des échanges d’idées et d’approche pour la conduite de l’Etat. Et nous devons garder à l’esprit, qu’il n’y a pas d’hommes d’Etat sans un Etat, c’est-à-dire, sans une nation qui se reconnait dans les structures et tout organe étatique.

Il n’ y a pas de leaders ni de leadership.
En cela, il est plus que temps que nous reprenions conscience, car il n’y a que nous qui sommes porteurs des solutions pour toutes préoccupations étatiques. Cette démarche est le devoir de tout citoyen et sans catégorisation des classes. C’est maintenant où jamais les élus du peuple doivent œuvrer pour le social de cette même population et non pour des intérêts personnels. ” On bat le fer tant qu’il est chaud”, dit-on.

Bajika Édouard (tiré de son analyse)

LGC RÉDACTION
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