RDC : Après le mea culpa tardif, Honoré Nvula exige de Charles Nawej la réparation des dégâts enregistrés à travers le pays.

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Poussé avant par un orgueil démesuré, Charles Nawej se voit aujourd’hui petit dans ses souliers. “Pardon!!!”

Alors, prendre en charge les dégâts matériels, logistiques et humains constitue une bonne leçon pour Charles Nawej, les autres députés et acteurs politiques de la République Démocratique du Congo. Il est à la base des violences il doit prendre en charge l’ensemble des frais à payer insiste Honoré Nvula dans une interview accordée au journal le Soirdafrique. A cause de l’arrogance, des échauffourées ont éclaté partout au pays. Les sièges de quelques partis politiques membres du FCC ont été incendiés. Et la police et d’autres services de sécurité ont été déployés, et avec ça, un budget conséquent était prévu par le gouvernement pour motiver les éléments placés autour du parlement et devant les sièges de partis politiques sans oublié les points chauds du pays. Cet élu doit remettre cet argent dans la caisse de l’État congolais fait savoir ce jeune acteur politique.

En effet, Charles Nawej Mundele a attendu le tsunami pour se raviser. Accusé d’outrage au Chef de l’État, le député national Charles Nawej a demandé tardivement pardon au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il le fait mais derrière lui, on enregistre plusieurs dégâts considérables.

” Je n’ai jamais voulu insulter le chef de l’État. Je n’ai aucun intérêt à l’insulter. Peut-être que j’ai été mal compris et quand j’ai demandé la parole pour expliciter ma pensée, la présidente de l’Assemblée Nationale ne me l’a pas accordée. Dans pareille circonstance, les commentaires vont bon train et les tireurs de ficelles ne manquent pas. J’ai des ennemis politiques dans Lamuka tout comme dans le FCC. Je ne veux pas aller par quatre chemins : je présente mes excuses et demande pardon au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, notre chef de l’État’’, a-t-il mentionné dans sa lettre d’excuses.

Pour lui, son acte peut être considéré comme une lâcheté par certaines personnes mais le plus important, explique-t-il, c’est d’avoir la conscience tranquille et non être le vecteur de déstabilisation du pays.

« Je ne me gène pas à le faire, même si certains me qualifieront de lâche. Je l’accepte pour apaiser ma conscience ».

Son intervention à l’Assemblée nationale lors du débat sur les ordonnances présidentielles nommant les mandataires à la SNCC et à la Gécamines, avait chauffé les esprits surtout quand il avait osé dire que le président avait signé ces ordonnances de manière inconsciente.

A la tribune de l’Assemblée nationale, l’élu de Kahemba ne savait pas que son bout de phrase allait allumer le feu.

Malgré son pardon, les extrémistes de l’Udps ne décolèrent pas. Ils exigent des sanctions contre ce député qui a trop joué à la vedette.
Ses excuses tardives n’auront rien changé mais auront permis quand même d’avertir les autres zélés de sa famille politique de tempérer devant certaines questions. La base reste vigilante pendant cette législature.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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