Rapport : ACAJ proclame haut et fort que ” la coalition FCC-CACH n’augure point des lendemains enchanteurs pour la population congolaise “

135

(Rapport sur la Gouvernance Janvier 2019 – Janvier 2020)
Info partagée par Georges Kampiamba sur notre compte.

24 Janvier 2019, Félix Tshisekedi saluant Joseph Kabila
En considérant les réalités vécues, on n’est pas loin de penser que l’alternance a consacré uniquement le rebattement des cartes au profit d’autres acteurs politiques tandis que les méthodes de gestion de la chose publique sont restées les mêmes que celles décriées hier par la population. Les besoins essentiels de la population tardent à trouver des solutions adéquates par le fait que le gouvernement se trouve constamment paralysé par des antagonismes entre ses membres qui n’arrivent pas à développer des synergies aptes à offrir aux congolais le bonheur tant recherché.

Vivement préoccupée par cette situation inacceptable et après évaluation conséquente, l’ACAJ tire la sonnette d’alarme et en appelle au sens de responsabilité des uns et des autres. Au demeurant, elle proclame haut et fort que la coalition FCC-CACH n’augure point des lendemains enchanteurs pour la population congolaise.

La défiance d’une grande partie de la population à l’égard du Gouvernement et des errements institutionnels constatés dans son fonctionnement est flagrante. Il est dès lors urgent de sortir de la crise politique et institutionnelle latente et permettre au quinquennat en cours de connaitre un second souffle qui permettrait l’amorce de l’amélioration des conditions de vie de la population.

C’est pourquoi, l’ACAJ propose que le Président de la République, garant constitutionnel de la continuité de l’Etat, tire de tous ces de dysfonctionnement les conséquences politiques et constitutionnelles qui s’imposent.

Considérant d’une part, que la composition de l’Assemblée nationale, dont le gouvernement est le reflet, doit à la fois représenter la pluralité et les attentes du peuple congolais et à la fois dégager une majorité claire pour assurer la stabilité du gouvernement, et d’autre part de concilier le fonctionnement et l’action de ce dernier aux besoins du plus grand nombre, l’ACAJ propose un recours ultime à l’arbitrage du peuple souverain, bénéficiaire attitré de l’action gouvernementale. En clair, si la crise perdure, l’ACAJ en appelle au recours à l’application de l’article 148 de la Constitution relatif à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Par conséquent, si son fonctionnement normal se trouve handicapé par le diktat de la majorité parlementaire, il revient au garant du bon fonctionnement des institutions nationales d’en tirer toutes les conséquences appropriées conformément aux prescrits constitutionnels susdits.

Au demeurant, le recours aux élections législatives anticipées s’impose. Cette solution aurait pour vertus de doter le pays d’une autre majorité parlementaire de laquelle serait issu un gouvernement stable et cohérent qui libérerait la gestion de l’Etat du carcan partisan, égoïste et ethno-tribal dans lequel l’emprisonne actuellement la coalition FCC-CACH.

Pour ce faire, le Président de la République et son prédécesseur, parrains de ladite coalition, sont priés de constater et reconnaître l’impossibilité de maintien de la coalition actuelle qui s’avère antinomique par rapport aux aspirations profondes du peuple congolais, une année après la prestation de serment du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Enfin, l’ACAJ recommande vivement au Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO de consulter toutes les forces vives de la nation, après la dissolution de l’Assemblée Nationale, en vue de dégager un consensus national devant guider la gestion consensuelle du pays jusqu’à l’organisation de nouvelles élections législatives nationales.

Rédaction
+243990210011

Partager

Pas de commentaires