Présidentielle 2018 : forces et faiblesses des candidats favoris ( chronique du journaliste Beni Kinkela)

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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée d’organiser les élections en République Démocratique du Congo vient de boucler la liste des candidats potentiels à la présidentielle.La liste publiée par Corneille Nangaa dont nous avons eu copie comporte vingt et un candidats. Un premier constat, sur cette liste figure, les grosses têtes, les favoris de cette présidentielle congolaise.Il s’agit bien évidemment du candidat du Front commun pour le Congo qui a fait acte de sa candidature seulement plus d’une heure avant la clôture sous la bénédiction du Président de la République aussi autorité morale de sa plateforme, Joseph Kabila.La problématique avec Shadary serait au niveau la présentation de son projet de société. La balle est du côté de la population. Cette dernière doit choisir entre l’avenir inexistant et les frustrations quotidiennes.

Félix Tshisekedi considéré par ses militants de l’UDPS en qualité de Joker de l’opposition. Cet originaire de Kabeya-Kamwanga, a aussi toutes les chances de déraciner le système politique actuel instauré le 17 mai 1997. Pour arriver à ce résultat, il lui faudrait solliciter la force des autres partenaires du côté de l’opposition afin de cogiter ensemble. Des alliances avec d’autres partis politiques augmente des chances de gagner la présidentielle. L’ alliance AMP-Palu-Udemo a permis à Kabila de s’imposer au second tour des élections de 2006.

Au cas contraire, il risquerait de subir un sort pareil à celui de son défunt père en 2011.

Si bon nombre de candidats tentent leur chance pour la première fois, cela n’est pas le cas pour Vital Kamerhe.
Le moment propice est venu de frapper fort pour Kamerhe. Ce dernier est sorti troisième à l’élection présidentielle de 2011.Cependant, il ne doit pas être distrait parce que ceux qui se sont classés devant lui en 2011 sont bel et bien absents à l’instar de Joseph Kabila et Étienne Tshisekedi. Il faut donc élucider ce paradoxe majeur, sans se laisser emporter par la confusion et de demande des explications hypocrites de la part de ceux qui le 21 janvier 2015 étaient en pourparler à Venise et Ibiza au moment où Kamerhe et les autres mobilisaient contre le recensement général de la population.

Martin Fayulu un gros outsider négligé par ses confrères de l’opposition!

Et pourtant il possède néanmoins tous les atouts distinctifs pour bien tenir ce rôle du premier citoyen de la République. Certes, ses amis de l’ opposition traiterait sa candidature de caricature.

Béni Kinkela.

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