Ordre mondial du XXIème siècle: l’Afrique souverainiste face aux forces mondialistes néo-libérales.

83
0
Partager

Depuis la fin de la guerre froide, le continent noir est dans le viseur des forces mondialistes néo-libérales. Libérées du contrôle des Etats et des gouvernements dans le monde occidental et soumettant les élites politiques à leur service, ces forces ont pris leurs propres trajectoires pour imposer leur vision globaliste à travers le monde. La mission des globalistes est de promouvoir l’idéal démocratique et favoriser l’implantation de l’économie de marché partout dans le monde. Elles prônent la mise en place d’un nouvel ordre mondial fondé sur la convergence des forces de la finance internationale encadrées par une gouvernance globale venue remplacer les Etats-nations désormais caducs. Bref, il est question de l’édification d’une société ouverte planétaire pilotée par un gouvernement mondial technocratique et illégitime, souligne Pierre-Antoine Plaquevent, dans son livre intitulé : Soros et la société ouverte, métapolitique du globalisme.

Quant à l’Afrique, ces forces globalistes et néo-libérales sont menées par leur « tête d’affiche », le milliardaire américain Georges Soros avec Open Sociéty Foundations. Deux piliers permettent à Soros d’engager ses actions sur le continent noir : la société civile et les institutions gouvernementales, soulignent Stéphane Erbs, Vincent Barbe et Olivier Laurent dans leur ouvrage : Les réseaux Soros à la conquête de l’Afrique.

Avec des stratégies bien conçues, les fondations de Georges Soros parviennent à mettre la main sur la société civile et le gouvernement. Au niveau de cette société civile, Soros le philanthrope,  actionne trois leviers principaux : les médias comme vecteurs d’opinion, les mouvements citoyens comme supports d’action et des Ong nationales et internationales comme catalyseurs du changement.  Grace à cette stratégie mise en place,  les opposants soutenus par ses fondations prennent  les commandes de l’Etat, à travers les élections sous le regard de leur communauté internationale  ou par des révolutions des couleurs,  Geoges Soros, le financier active un second niveau d’intervention : l’assistance aux gouvernements, la mise en œuvre de programmes de développement. Comme financier, il fait de promesses d’investissements dans plusieurs domaines économiques aux nouveaux dirigeants. N’étant un père Noël,  Soros le financier recourt  à ses amis anciens banquiers, anciens premiers ministres et certains grands économistes pour encadrer et donner conseils aux gouvernements africains.

Pour   arriver à surveiller ces nouveaux gouvernements, les Ongs de la Galaxie Soros se mettent en position de contre poids face aux chefs d’Etat qui sont arrivés au pouvoir grâce à ses soutiens. En d’autres termes, Soros détient le contrôle des  gouvernements des pays africains, de la nouvelle opposition avec leurs sociétés civiles. En fait, c’est une nouvelle forme de recolonisation de l’Afrique par les forces globalistes néo-libérales.

A ce propos, l’écrivain kenyan Ngugi wa Thiong’o, dans son essai « Pour une Afrique Libre», qualifie les Ong des sociétés missionnaires laïques de l’ère de la mondialisation, dont le rôle ne diffère guerre de celui des missions chrétiennes à l’époque de la conquête et de la domination coloniales. 

Il faut relever ici que sans le soutien des services de renseignement et le gouvernement américains sous l’administration Obama, Georges Soros avec ses fondations ne pourrait être actif sur le continent africain.  Cependant, l’arrivée de Donald Trump le souverainiste à la maison blanche, le globaliste Georges Soros  a vu ses ambitions ralenties.  Cette nouvelle donne va donner du poids aux souverainistes africains de prendre les destins de leurs peuples en mettant en avance les intérêts de leur pays et leur peuple.

Dans ces conditions, les gouvernements africains ne tolèrent plus l’ingérence des globalistes dans les affaires intérieures de leurs Etats, au nom de la bonne gouvernance, de respect de droit de l’homme et de la démocratie. Le premier à donner le ton est le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange.  A la 72ème Assemblée générale de l’Onu, le 23 septembre 2017, Joseph Kabila a été catégorique en ce qui concerne le processus électoral « Sans ingérence extérieure ni diktat quelconque ». Le gouvernement congolais a financé les élections sur fonds propres, sans observateurs de l’Union Européenne ni ceux des Nations Unies. La Rdc a emboité les pas à d’autres pays africains  qui se sont libérés des puissances étrangères et des globalistes néo-libéraux.

Aux autres pays africains restés sous la tutelle néfaste de ces anciennes puissances coloniales, remplacées aujourd’hui par des globalistes néolibéraux, des capitalistes prédateurs, de couper le cordon ombilical avant qu’il ne soit trop tard. Sinon on va brader l’avenir des fils et filles de notre beau continent. Un avenir beau dont rêvaient les pères de nos indépendances à l’instar de Patrice Lumumba.

Freddy Mulumba

Rédaction
+243 998419160

Partager l'article/page

Pas de commentaires

Laisser une réponse