Mois de la femme : “ Je constate plusieurs avancées significatives sur la lutte de la femme en RDC ”, dixit Sylvie NGALULA

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L’égalité des sexes est de plus en plus reconnue, à la fois comme un objectif essentiel pour Ie développement d‘une nation dans le monde, et pour l’accès et l’accélération du développement global et durable. La promotion du gente féminin est un des objectifs phares poursuivis par les nouveaux dirigeants en République démocratique du Congo. En effet, la journaliste Sylvie NgaIuIa Tshitoka (la radio-télé 7), trentenaire, est mariée et mère de deux enfants. Interrogée à ce sujet, elle a bien voulu exprimer son optimisme sur Ia lutte que mènent les femmes.

La lutte que mène la femme d’une manière générale, pensez-vous que cela porte du fruit dans la société ? Et où en sommes-nous ? Sylvie Ngalula : Je veux répondre en deux volets : je pense que Ia lutte que mènent les femmes d’une manière générale, porte ses fruits, parce que si nous voyons depuis que la femme a commencé à lutter pour ses droits, aujourd’hui, il y a quand méme une évolution. Car, cela est très visible à travers plusieurs responsabilités qu’occupent les femmes, aujourd’hui dans les institutions, l’on remarque que les femmes ont ce courage-là de hausser le ton, en vue de faire entendre leur voix. Non parce que d’une part. la femme elle-méme aussi n’aide pas la femme à évoluer, aujourd’hui dans la vie courante, Ies femmes sont là, elles-mêmes, entrain de combattre des femmes. Prenons l’exemple d’une entreprise ou l’on propose un poste pour une femme, l’on organise une élection pour élire un responsable et que la femme soit candidate. Moi, je me dis que la plupart des femmes n’acceptent pas les potentialités de Ieurs soeurs femmes. Ceci ne permet pas à la femme de pouvoir progresser mais, de manière générale,

je constate plusieurs avancées signiflcatives dans Ia Iutte que la femme a commencé à mener depuis lors jusqu’à ce jour. Que peut faire la femme pour que sa Iutte reste pérenne dans la société congolaise ? Je pense que la femme doit rester ferme, déterminée mais aussi penser autrement en lieu et place de se laisser faire avec des propos qui remettent en cause sa lutte. Elle doit regarder ses objectifs et avancer. Comment contribuez-vous à cette lutte pour l’épanouissement de la femme ? En tant que journaliste, je pense que nous, femmes de médias, avons d’abord cette responsabilité de sensibiliser la femme en général, à travers nos médias. Et c’est ce que nous faisons déjà, par nos reportages et émissions. En effet, nous avons le temps de rencontrer les femmes qui émergent. voire même les maraîchères.
Nous les aidons à pouvoir comprendre qui elles sont dans la société et qu’elles peuvent aussi contribuer au développement de notre pays. Dans la mesure où la femme elle-même se néglige, nous. en tant que médias, notre contribution est de sensibiliser cette femme-là, celle qui se déconsidère, de Ia remonter pour qu‘elle comprenne le rôle important et majeure qu’elle a à jouer dans Ia société, pour l‘épanouissement et le développement de notre pays. L’humanité est à sa 42ème journée pour célébrer Ia femme. Quelle lecture faite vous des journées précédentes ? Ma lecture se basera sur la RDC, mon pays. Avant, la femme ne comprenait pas le sens même de la célébration de la journée du 08 mars. C’était pour nous, femmes, unejournée pour porter les pagnes, danser dans les bars, boire et manger. Aujourd’hui, la femme a compris que cette journée n’est pas 6/1 seulement celle de fête après la manifestation organisée par Ie gouvernement. C’est plutôt une journée où les femmes se mettent ensemble, pour réfléchir sur des sujets importants qui concernent l‘épanouissement de la femme, des sujets qui éveillent Ia conscience de la femme eIIe-méme, qui poussent la femme se prendre en charge, pour qu’elle aille de I’avant. L’horizon 2030 veut que la parité 50/50 soit applicable. Pensez-vous que cette parité sera effective ? Je reste positive et pense que d’ici 2030, à l’allure où vont les choses, Ia façon dont la femme se positionne, cette parité prônée par les décideurs, peut être possible dans notre pays. Même si sur Ie plan biblique, cela n’est pas acceptable, mais au moins par rapport à Ia prise de décision, sa maniere de travailler, cela pourrait étre possible. En RDC, le taux de participation de la femme au gouvernement est très réduit. Est-ce que cela peut étre un frein au développement de notre pays ? Je ne dirais pas que la participation de la femme au gouvernement peut être un frein. Je crois, cependant, que la femme doit elIe-même faire un effort pour pouvoir s’imposer dans le sens de prouver de quoi elle est capable. C’est à cette condition qu’elle peut permettre aux décideurs et à ceux qui composent le gouvernement de lui faire confuance et, le cas échéant, de lui trouver une place à Ia téte des institutions, des entreprises et pourquoi pas des ministéres. Attendons voir ce qui va se passer, parce que très bientôt, nous aurons un nouveau gouvernement. Je suis sûre que cette fois-ci, les femmes vont se retrouver en un taux respectable au prochain gouvernement.

Sarah Bukasa
Avenir Femme

Rédaction
+243 998419160

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