Marche de l’UDPS et LAMUKA, La majorité populaire désavoue la majorité parlementaire.

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Les manifestations publiques organisées, hier, contre la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la Céni a fait mouche et donne matière à réflexion aux acteurs politiques.

La police, qui a tenté d’étouffer ces manifestations, n’a pas pu précise le potentiel.

La détermination du peuple d’en découdre avec un système électoral dans lequel chaque fois les gagnants sont connus d’avance, a pris le dessus sur toute autre arme. Et, des échauffourées qui ont duré plusieurs heures, ont fait des victimes, notamment à Kinshasa et Lubumbashi ; villes où trois manifestants ont trouvé la mort, selon le secrétaire général de l’UDPS. La police à Kinshasa fait état de plusieurs blessés.

Plusieurs milliers de Congolais, à travers l’ensemble du territoire national, sont descendus dans la rue pour désapprouver l’entérinement hâtive, par l’Assemblée nationale, de Ronsard Malonda au poste de président de CENI alors que ce dernier était « l’homme orchestre » des ratés enregistrés lors des élections présidentielle et législatives de 2018.
L’appel lancé par le parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social a eu un écho favorable tant auprès d’autres regroupements politiques que des mouvements citoyens. Rien d’étonnant, car d’aucuns estiment que, c’est par la magie de cet homme – secrétaire exécutif de la Ceni – que le FCC de l’ex-président Joseph Kabila a raflé, contre toute attente, une majorité écrasante au Parlement et dans toutes les assemblées provinciales, pendant que son candidat à la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary, avait lamentablement échoué.

À Kinshasa, la capitale, comme dans d’autres grandes villes du pays, les forces de l’ordre ont fait face à des marées humaines en furie qui ont bravé l’état d’urgence sanitaire pour dire « non » à la répétition d’un holdup électoral en 2023. En fait, le peuple refuse que l’histoire puisse bégayer après la série de cas de fraude décriée en 2006, 2011 et 2018.

En souhaitant avoir une centrale électorale assainie et réellement indépendante, les électeurs congolais ne veulent plus faire du neuf avec du vieux,
parlementaire

Ces échauffourées ont duré plusieurs heures au point de paralyser pratiquement la circulation d’une bonne partie de la capitale.

Comme il fallait s’y attendre, le démon de mort qui hante certains éléments de la police s’est vite réveillé. La gâchette a été dégainée pour tirer à balles réelles. Et le bilan est déplorable : 3 morts, selon Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Udps, et plusieurs blessés y compris dans les rangs des policiers, ainsi que d’importants dégâts matériels.

Devant les militants en colère, le secrétaire général de l’Udps
exige le départ du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui est lui-même membre du parti présidentiel.

La plateforme de l’opposition, LAMUKA, annonce, elle aussi, sa manifestation publique le lundi 13 juillet. Elle sera renforcée par les mouvements citoyens qui annoncent déjà leur participation.

Au-delà des émotions et des calculs politiciens, la question fondamentale demeure : qui doit
répondre de tout ce qui est arrivé à propos de Cette marche qui fait des morts.

LGC RÉDACTION (article du potentiel)
Thierry Kasongo
+243990210011

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