L’empreinte du Maréchal Mobutu reste visible en RDC. les oeuvres inédites sont là.

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Les infrastructures que Mobutu a laissé dans la douleur font la fierté des congolais.
D’abord :
Le Stade des Martyrs avec ses 90.000 places, inauguré en 1994 :
Anciennement connu sous le nom de stade Kamanyola, le stade des Martyrs a été construit de 1988 à 1993, puis inauguré en septembre 1994 pour un coût global d’environ 38 millions de dollars.

Le Palais de marbre :
Construit par l’architecte congolais Fernand Tala-Ngai, le palais de marbre faisait partie des résidences de Mobutu. En 1997, Laurent-Désiré Kabila en fit sa résidence. Et c’est là qu’il fut assassiné en janvier 2001.

La Cité de l’OUA (1980) :
Aujourd’hui Cité de l’UA. Il s’agit d’un complexe bâti pour héberger les Chefs d’États participant au sommet de l’OUA qui s’était tenu à Kinshasa en cette année-là.

L’immeuble CCIZ, construit en 1978 :
Ce bâtiment, de conception ultra-moderne, comporte 22 étages, mais ne possédait aucune fenêtre ouvrante lors de sa construction. Son utilisation dépendait exclusivement du bon fonctionnement d’une climatisation centralisée et très perfectionnée. Après de nombreuses pannes, le bâtiment fut abandonné par la plupart des firmes étrangères. Il a été réhabilité par Joseph Kabila qui l’a érigé en hôtel (Kempinski Hotel Fleuve Congo).

Le Palais du peuple, construit en 1979 :
Le Palais du Peuple fut commandité par Mobutu à la Chine communiste lors de sa visite à Pékin en 1973. Il fut construit de 1975 à 1979 par les chinois, pour un coût global de 42.300.000 de dollars américains. Il s’inspire du Palais de l’Assemblée du Peuple à Pékin : bâtiment monumental de forme géométrique parallélépipédique à trois niveaux.

Tour Sozacom, construite en 1977 :
Un immeuble de 23 étages sur 30.000 m², de type “Bureaux, Commerces, Résidentiel”, construit en 1977 sur le Boulevard du 30 juin, à Kinshasa. Les travaux avaient été confiés à l’entreprise belge “Atelier d’Architecture de Genval” en collaboration avec Claude Strebelle.

La Cité de la voix du Zaïre, construite en 1976 :
Conçue par l’architecte français Cacoub, la Cité de la voix du Zaïre a été inaugurée en 1976. Le bâtiment principal de la Cité de la Voix du Zaïre est un immeuble-tour de 98 mètres, en béton et aluminium, dont les façades incurvées s’élancent sur 20 étages.

Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN), construite en 1969 :
La FIKIN est un imposant complexe dans lequel se tient une importante manifestation internationale à caractère commercial, industriel, agricole et artisanal tous les ans.

Théâtre de verdure (1970) :
Il s’agit d’un amphithéâtre en plein air d’une capacité d’accueil de plus de 5.000 places, construit dans le domaine de Mobutu du Mont Ngaliema. Il est connu pour avoir notamment accueilli James Brown, Myriam Makeba, Johnny Halliday et B.B. King.

Tour de l’échangeur de Limeté, construite en 1974 :
Le projet a été dessiné par l’architecte français Olivier-Clément Cacoub entre 1970 et 1974. En 1975, la tour était considérée comme “la plus haute flèche monumentale du monde” dans l’ouvrage en hommage au président Mobutu “500 visages du Zaïre”. Cette gigantesque tour est composée de quatre colonnes fondées sur un socle aux formes sculpturales et s’élève à 210 mètres. A l’intérieur des quatre piliers, des ascenseurs donnent accès à deux grandes terrasses qui surplombent Kinshasa et ses environs. Un viaduc de 300 mètres de longueur chevauche l’échangeur et mène à la plate-forme des cérémonies.

Usine sidérurgique de Maluku, ouverte en 1974 :
Elle avait été construite pour traiter le minerai de fer de Banalia et produire 250 000 tonnes de produits semi-finis, tels que fils ronds à béton, petits profilés, tôles brutes laminées à froid, tôles galvanisées et tôles ondulées.

Barrages d”Inga :
Ces barrages sont inspirés par des projets belges lancés à l’époque coloniale, dès 1925, quand le colonel Pierre Van Deuren1 présente au Roi des Belges Albert Ier un plan grandiose :la construction de sept barrages visant à faire de la colonie la première puissance énergétique du continent, capable d’exporter son électricité. Mais la crise de 1929, la Grande Dépression puis la Seconde Guerre mondiale compromettent sa réalisation 1. Le projet est relancé à la fin de l’époque coloniale, en 1958 puis abandonné et c’est Mobutu qui le relancera.

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