Le parlement est un cadre d’excellence et non un dépotoir où Artistes Comédiens seront impliqués. Un billet de Magloire PALUKU

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Les électeurs Congolais devront savoir lire l’histoire de notre pays, avant de donner leurs voix aux multiples demandeurs dits candidats. Aussi, le citoyen Congolais devrait lire et comprendre les définitions les plus élémentaires des concepts « honorables-députés » avant d’envoyer ses sœurs et frères dans les hémicycles des assemblées provinciales et nationales.

Le parlement ou les assemblées provinciales ne sont pas un dépotoir où doit aller n’importe qui et ce n’est surtout pas une salle de spectacles ou les plus éloquents montent sur scène pour jouer un théâtre en rivalisant d’accusations et de descriptions de la misère des naïfs électeurs. Ce n’est pas celui qui chante notre misère dans sa campagne qui est le bon député. Il utilise tout simplement notre misère pour jouer au psychanalyste politique et profiteur des éprouvés !

Le parlement ou les assemblées provinciales sont plutôt les hauts lieux des débats publics sur la « res publica ». C’est surtout la rencontre de toutes les sommités représentatives du pays, qui proposent les lois et les édits pour le bien être de la population, avant de contrôler l’exécutif qui doit appliquer et mettre en musique ces lois et édits.

L’histoire glorieuse de la RDC est pleine de noms de grands parlementaires, des grands intellectuels dont le monde s’est servi ailleurs pour se confectionner une légitimité.
Depuis 1964 jusques à nos jours, certains honorables députés comme les Marcel Lihau, Bakajika,Madrandele Tanzi, Mabi Mulumba, Kambere Mulemberi, Lunda Bululu, Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Laurent Monsengwo et tant d’autres grands noms, ont élaboré des lois restées historiques qui continuent à réglementer la vie de notre pays. Certains ont même été consultés pour la révision constitutionnelle dans d’autres continents.

Un député n’est pas ce faiseur de bruits, souffleur de Vuvuzela, applaudisseur pour un oui ou pour un non. Il n’est pas non plus ce modeste citoyen diplômé, qui doit aller continuer ses études universitaires ou apprendre à conduire sa première voiture pendant que les plénières se tiennent sur des importants sujets de la nation à son absence. Le député n’est pas un comédien qui passe devant l’auguste assemblée de politologues et scientifiques pour s’attirer un public de fanatiques, sachant qu’il va passer à la télévision !

Il sera difficile que nos villages, nos territoires, nos villes, nos provinces soient pris aux sérieux avec leurs problèmes ;si nous envoyons dans les sssemblées provinciales ou au parlement des personnes qui ne vont pas comprendre des sujets de politologie , scientifiques et intellectuels. Des débats sur l’économie, sur les statistiques, sur la défense nationale, sur le droit, sur l’aménagement territorial ,sur la santé publique, sur la culture, sur la diplomatie ,sur les transports, sur les nouvelles technologies, sur l’environnement etc,etc nécessitent une formation universitaire conséquente.

Dans le passé en 2006 et 2011, nous avons connu des députés qui confondaient les prévisions budgétaires et l’application du budget lui-même , qui ne comprenaient rien dans le contrôle parlementaire et se livraient dans les diffamations, d’autres se faisaient corrompre en vendant leurs motions d’interpellation ou de défiance.

Voici les troisièmes élections Congolaises obtenues dans le sang et dans la douleur d’une jeune démocratie âgée seulement de douze ans, mais qui peut être un modèle en Afrique centrale. A chacun de voter utile.

Rédaction
0990210011

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