Le marasme économique et social : crise récurrente des maïs sur le marché de l’ex-Katanga.

La rareté récurrente de maïs sur le marché de l’ensemble du Grand Katanga principalement dans les grands centres urbains qui constituent l’hinterland minier.

Cette partie du pays est spécialisée dans l’exploitation artisanale et industrielle des minerais de Cuivre, Cobalt, Zing, coltan, Manganèse, etc….devant ces besoins accrus de consommation de la farine de maïs comme aliment de base pour la population, avec une production annuelle limitée en cette période la pénurie de maïs devient toujours récurrente.

Les causes sont connues et cette crise survient souvent chaque année entre la période culturale et les première récoltes qui interviennent vers le mois de janvier.

Le sud du katanga réputé pour une récolte faible à cause de son sol mineralisé, tandis que le nord dont son sol à un rendement meilleur de récolte sans engrais. L’État des routes délabrés complètement impraticables pour acheminer les produits de base vers les centres de consommation à savoir Lubumbashi, Likasi, Kolwezi, Kipushi, Kamina….

Pour toutes ces raisons la population rurale ne se contente de produire au strict minimun pour son propre besoin faute de débouché locale.
On a tendance à croire que c’est la Zambie qui nourrit le katanga, or pour les connaisseurs, la Zambie aussi importe en Tanzanie à partir de point frontalier de Nakonde -Tunduma pour combler son déficit.

La Tanzanie a une production excedentaire
Que la Zambie et une diversité des produits. De grosses tentes y sont érigées tout au long de la frontière pour se constituer des stocks stratégiques.

Une réflexion suivante que nous proposons :
Par principe managérial dans le cadre de la gestion des entités, comme diriger, c’est prévenir, prévoir, orienter, planifier, coordonner .qui peut produire quoi et fournir quoi à l’autre? Les premiers concernés les dirigeants de provinces de l’espace Katanga qui devraient prendre de dispositions en prévision de rupture de stocks sur le marché, solliciter bien avant les exonérations à partir de mois d’août bien avant que les premières pluies ne tombent. Ce qui permettrait de positionner les stocks qui éventuellement feront face à la situation de pénurie.

– Dans une politique globale interprovinciale entre les provinces de l’ex-katanga, faire refectionner les routes qui vont vers le grand nord pour permettre l’évacuation de l’ensemble de la production vers les centres de consommation, alors ça stimulerait les cultivateurs à produire plus en vendant plus.

Dans la configuration de grand Katanga, le sud a été faite pour la production des minerais tandis que le nord pour son ravitaillement en produits, selon le principe de la subdivision du travail et la formation de sol.

Dans cette stratégie politique globale,on évitera cette honte de pleurnicher devant la Zambie,or qu’elle-même importe ailleurs.Toutes ces importation participent à la relance de l’économie zambienne, à developper l’argiculture à améliorer le PIB du pays et sa croissance. La Zambie équilibre sa balance de payement extérieure, résorbé son chômage et stabilisé son cadrage macro économique. on ne peut pas réduire le chômage, si on ne produit pas de biens et services.
La jeunesse doit se mobiliser en poussant leurs dirigeants à agir dans le sens de la production locale, il y va de son intérêt.

Thierry Kasongo
Rédaction
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