*Le CAUCUS des élus du Nord-Kivu réagit aux propos de Joseph Kabila sur la question de la communauté Nande et “Craigne la chasse à l’homme”*

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Devant la presse au palais du peuple, après une réunion de plus de cinq heures. Le Caucus dévoile sa position face au climat politique, particulièrement sur deux sujets phares notamment les propos du chef de l’État face aux députés de la MP, et le rejet de la motion de défiance, une déclaration lue par Lusenge Bonane avec un ton très sévère.

Abordant le point sur la motion de défiance, il fait savoir que la plénière a été convoquée régulièrement le 16 avril par le président Aubin MINAKU pour traiter de la motion de défiance contre le ministre de la défense ATAMA TABE sur l’incapacité du gouvernement de la République à mettre fin aux massacres des populations civiles dans la partie l’Est du pays, cela en violation de l’art 148 de la constitution et des dispositions pertinentes du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale,
Le Caucus des élus du Nord-Kivu fixe l’opinion sur ce :

En marge de ladite motion, les échos relayés de la rencontre du président Kabila avec les parlementaires de la MP tenue à la cité de l’Union Africaine avant la première de l’Assemblée Nationale, font état de propos stigmatisant le groupe ethnique NANDE.
Ces propos tenus par le chef de l’État Joseph Kabila plantent le décor d’un amalgame ethniciste dangereux qui peut avoir des conséquences dramatiques sur terrain. D’abord, ils opposent l’armée nationale (les FARDC) à une communauté ethnique, ensuite, ils sont de nature à susciter une révolte de l’opinion congolaise contre une communauté ethnique ( les Nandes),
Les députés du Nord-Kivu craignent la chasse des Nande selon Christin Nbindule qui regrette le fait, même son de cloche pour le député Muhindo Zangi qui pense que les propos du chef sont incendiaires pour cette communauté.

Enfin, ils renforcent le sentiment du peuple meurtri de Béni, qui a toujours eu l’impression de faire l’objet d’une action punitive et destructive de la part du régime en place.
Ces propos inquiètent tous les congolais épris de paix, surtout que cette région des Grands Lacs a déjà vécu des épisodes sanglants, notamment le génocide Rwandais dont la haine et la violence s’étaient nourries au fil des années par des discours analogues tenus librement par des hauts responsables d’un régime de triste mémoire.

Une déclaration signée par les députés de ce coin du pays. Il s’agit des élus :
Lusenge Bonane, Muhindo Mulemberi Paul, Paluku Malisawa, Arsene Mwaka, Balikwisha Juma, Kambale Kalimumbalo, Kiove Kola Édouard, Nbindule Mitono, Kiro Tsongo Grégoire, Muhindo Nzambi, Nelson Syayipuma.

Thierry KASONGO
Rédaction
+243990210011

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