La violence conjugale à répétition : Pourquoi les femmes ne dénoncent pas ? Esther Mpezo Omba s’inquiète pour ça !

“C’est une forme de violence que beaucoup des femmes refusent de dénoncer”.

La violence conjugale, une forme de violence que beaucoup des femmes refusent de dénoncer
La violence conjugale s’exerce toujours dans le cadre d’une relation amoureuse, actuelle ou passée. Elle n’est pas le fait de quelques gestes, de gifles ou d’insultes. La violence conjugale renvoie à une foule de comportements quotidiens, depuis les coups superficiels jusqu’aux blessures graves, en passant par l’agression sexuelle, la violence psychologique et le viol.

La violence conjugale se reconnaît également à sa constance. Elle persiste dans le temps et installe lentement mais sûrement une dynamique qui permet à l’agresseur de garder le contrôle sur sa partenaire. Habituellement, celle-ci sera non seulement atteinte dans son intégrité physique et morale, mais aussi de plus en plus décentrée d’elle-même au profit du conjoint.

Sachez qu’il existe six expressions possibles de la violence conjugale à savoir verbale, psychologique, physique, sexuelle, sociale ou économique. Et comme conséquences la vie peut devenir intenable dans le foyer.

En Afrique en générale et en République Démocratique du Congo en particulier, la violence conjugale passe souvent sous silence.

Bon nombre des femmes victimes n’ont pas le courage de dénoncer. Puisque dans certaines cultures congolaises, lorsqu’un mari bat sa femme, beaucoup considèrent cela comme une chose normale, et pourtant c’est une forme de violences dangereuse dont subissent les femmes.

Malheureusement en RDC, jusque-là, aucune législation spécifique ne réprimande exactement les violences conjugales comme le souhaiteraient les activistes des droits de la femme.

La plupart des victimes ont peur du divorce. C’est l’un des facteurs qui découragent les femmes à dénoncer un mari violent.

Beaucoup des femmes mariées interrogées trouvent cela normal. « Ça arrive dans tous les couples », nous ont-elles répondus.

Pourquoi ne dénoncent-elles pas ?

Pour répondre à cette question, il faut noter que deux raisons sont à la base du silence des victimes.

Premièrement certaines femmes mariées sont dans le mariage dans le but d’échapper à la pauvreté. Du coup, elles sont contraintes d’y rester peu importe les violences subies.

Deuxièmement, d’autres ont peur de divorcer et laisser leurs enfants entre les mains d’un tel homme ou d’une quelconque remplaçante qui risquerait de maltraiter ses enfants.

Et pourtant le fait de dénoncer un tel mari n’est pas synonyme de divorce directement. Il peut être interpellé, sensibilisé et redevenir aimable surtout s’il agit sous l’impulsion de certains effets.

Pour aider les femmes victimes des violences conjugales, les activistes des droits humains doivent sensibiliser les femmes sur les dangers de cette forme des violences d’un côté.

Et de l’autre, elles doivent mener des actions en vue de pousser à le Parlement congolais à proposer une loi qui punit sévèrement tout acte de violences conjugales.

Le corps de la femme n’est pas un sac de boxe.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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