LA CENI FACE AUX DÉFIS DE LA TRANSPARENCE DU TRAITEMENT ET DE LA PUBLICATION DES RÉSULTATS DES TROIS SCRUTINS DU 23 DÉCEMBRE 2018

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À l’issue des élections de novembre 2011, l’Union Européenne avait mis l’a CENI au défi de publier sur son site web tous les résultats des bureaux de vote. En effet, pour l’Union Européenne sa reconnaissance de la vérité des urnes issue de ce double scrutin de 2011 passait par cet exercice de transparence. La CENI s’y est plié sans sourciller. Jusqu’à ce jour, les officiels de l’UE, gênés, n’ont jamais commenté les résultats publiés par la CENI sur son site net. Plus grave, les parties prenantes concernées directement par les résultats de ces élections ont carrément ignoré cette publication officielle, pendant que le Cardinal Monsengwo et l’UDPS ont crié à la victoire du candidat malheureux de ce parti politique, sans démontrer le moindre écart de chiffres entre ceux de la CENI et leurs propres données.

Aujourd’hui, les moyens des nouvelles technologies de l’information et de la communication, dont l’apparition des smartphones, ont très largement évolué. À l’exemple des résultats des examens d’État désormais disponibles sur le net, la CENI a l’obligation de publier en un temps record sur son site web tous les résultats des bureaux de vote issus des PV signés par toutes les parties prenantes, les observateurs et autres autorités publiques locales. Avec un procédé approprié à l’instar des examens d’État, toute personne désireuse d’en avoir le coeur net, peux consulter les résultats par bureau de vote, par circonscription électorale, par territoire, par province etc…. Cette possibilité permet à chaque candidat de comparer les données de sa propre compilation et les chiffres publiés par la CENI sur le net.

Cette obligation de recourir à la publication par le net permet à la CENI, cartographie électorale a l’appui, de prévenir des annonces prématurées et fallacieuses des résultats fabriqués pour les besoins de surenchère politicienne et d’étouffer dans l’œuf les velléités de contestation fantaisiste doublée de mauvaise foi. Avec les caméras des smartphones que détiennent désormais des centaines de milliers de congolais, les résultats consignés dans les PV affichés devant chaque bureau de vote et disponibles auprès des parties prenantes, pourraient être transmis d’un coin de la république à un autre du monde pour ainsi renforcer la transparence et la vérification croisée des données de la CENI par toutes les parties prenantes, y compris les observateurs nationaux et internationaux.

Raison évidente pour laquelle les parties concourant aux prochains scrutins ont l’impérieux devoir de disposer de la cartographie électorale publiée par la CENI. Ensuite, elles ont l’obligation de former et de déployer leurs témoins sur toute l’étendue de la république et dans tous les bureaux de vote afin de pourvoir au contrôle de la régularité des opérations de vote, ainsi que de s’assurer de la sincérité de leurs résultats en parfaite connaissance de cause.

Il n’est pas interdit de prêcher dans le désert.

Daniel MAKILA KANTAGNI.

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