Kinshasa : Le projet ” Chambres d’Analyse et d’Alerte Précoce ” enfin lancé officiellement par la Dignité Humaine à Kisenso. Objectifs?

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Ce vendredi 19/07/2019 l’Asbl Dignité Humaine a ténue la séance du lancement des activités du projet CAAP dans la Commune de Kisenso située dans la périphérie de la ville de Kinshasa.

Avant de lancer officiellement ce projet qui intervient après la participation citoyenne des jeunes aux élections du 30 décembre 2018, le Bourgmestre de la Commune de Kisenso Jacques Bile par le truchement de son adjoint a saisi l’opportunité pour souhaiter la bienvenue aux jeunes qui ont répondu présents à cette séance combien importante. C’est dans ce cadre qu’il a encouragé la ténue de telles séances qui occasionnent la participation des jeunes à la gestion de la chose publique et celà, dans le but de contribuer au développement des entités. Il promet ainsi, son implication totale.

Devant les participants y compris les enfants et jeunes, premiers bénéficiaires du projet, la Coordinatrice et modératrice de la séance Mathilde Lunjwire
a circonscrit le cadre de cet événement, tout en posant la première question aux participants,
a) C’est quoi la CAAP ?
Sur ce, avant de présenter ce projet, il a d’abord donné un bref aperçu du projet ” Cercle de Réflexion et d’Action Citoyenne “, CRAC qui avait aussi intéressé les jeunes, parmi lesquels ceux de Kisenso à l’époque dans lequel ces derniers avaient élaboré un cahier de charge sur des questions liées à l’organisation des élections de manière générale. Elle fait savoir que ce projet est bénéfique pour les jeunes appelés à connaître comment leur entité est gérée ? Et comment le budget est reparti.

Le Facilitation, Chargé des programmes Dignité Humaine Asbl: Rodrigue Cubaka indique à son tour, que ce projet ” CAAP “, dans la même logique, va concerner la participation des jeunes à la gestion quotidienne des problèmes de tous genres de leur commune afin de booster le développement de la commune. Notons que ces problèmes sont d’ordre social à la base.
Nous pouvons citer comme exemple : Mauvais état de certains tronçons routiers, caniveaux bouchés, insalubrité, …
La responsabilité des jeunes sera de rassembler toutes ces données et de les faire parvenir à l’autorité et même d’en faire un plaidoyer.

L’idée générale, selon le Facilitation et Chargé des programmes Dignité Humaine Asbl Rodrigue Cubaka, ce projet est nécessaire dans le contexte de la bonne gouvernance : Les Chambres d’Analyse et d’Alerte Précoce permettra d’évaluer les voies et moyens pour résoudre définitivement les problèmes liés aux prévisions budgétaires de la commune.

b) S’agissant de la responsabilité des jeunes :

Il a parlé de : • L’accès à l’information sur les prévisions budgétaires de la commune (soit l’autorité la donne, soit les jeunes se mobilisent pour y avoir accès) ;
• Démontrer leur implication dans le plaidoyer
• Cultiver la confiance entre l’autorité communale et sa population
• Identifier des problèmes sociaux
• Elaborer un cahier des charges

c) Pour ce qui concerne la responsabilité des parties prenantes,
il serait mieux d’ améliorer la communication avec toutes les parties impliquées.
D’où :
• Consulter les désidératas de la population
• Réunir les jeunes dans leur conseil communal
• Évaluer ensemble les priorités
• Prendre une décision orientée vers les problèmes réels
un état des lieux doit être fait par rapport aux services sociaux de base afin de trouver à proposer à l’autorité.

d) Pour les activités CAAP

Ce projet vise entre autres à • Renforcer les capacités des jeunes des CAAP sur les notions de la gouvernance et rédevabilité ;

Accompagnement des CRAC dans le monitoring des services sociaux de base ;
• Organisation des séances de plaidoyer au sein des CAAP
• Mise en place du mécanisme d’alerte au sein des ETD
• Elaboration des politiques d’amélioration des Services Sociaux de Base
• Organisation des séances de rédevabilité.

e) La participation se fait à des niveaux ci-après (4):
• Information : Dans cette forme de participation, l’autorité prend des décisions, généralement dans son bureau, et vient vers la population pour donner les explications, les raisons qui fondent ladite décision.
• Consultation : Il s’agit de recueillir les points de vue de la population sur un aspect quelconque avant la prise des décisions par l’autorité de façon discrétionnaire dans son bureau
• En principe, il devra consulter l’expertise des autres et prend en compte les avis des uns et des autres.
• Codécision (vraie Participation) : Il s’agit de la vraie participation par la coproduction de la décision entre autorité locale et population représentée. Tout ceci dans le but d’améliorer les services sociaux de base et d’atteindre avec succès les objectifs.

Les parties impliquées devront aussi, • Se réunir fréquemment afin de parler des différents problèmes ;
• Organiser des journées de sensibilisation
• Mener des actions de plaidoyer
• Faire un suivi rigoureux
• Améliorer la communication sur des problèmes réels (Réseaux sociaux, …)

Quelques questions autour de cette thématique :

Quelle politique la commune met-elle en place pour rendre l’information accessible à tout citoyen ?

Quelle est la politique de sensibilisation pour attirer les vendeurs de ne pas s’éloigner de la commune pour que la commune maximise ses recettes ?

Quel est le rôle du mandataire ?

En bref, la rédevabilité c’est en deux sens, tout le monde (autorités et population) doit s’y impliquer afin que la commune puisse redorer son blason.

C’est dans un climat d’échange et serein que s’est clôturé l’activité.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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