Gecamines : affaire 200 millions, les avocats de l’entreprise dénoncent l’activisme suspect de Georges Kapiamba et exigent les principes des règles juridiques face à la vérité. Raphaël Nyabirungu,

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Ce dossier devient de plus en plus complexe dans la vie de la nation.
Il s’agit d’un prêt de 200 millions d’euros que la Gécamines aurait contracté auprès de Fleurette, devenue Ventora, propriété de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.

L’avocat et professeur émérite, Raphaël NYABIRUNGU, a circonscrit le cadre dans lequel se trouve actuellement l’affaire 200 millions qui oppose la GCM à VENTORA.
En effet, le prof s’étonne de constater qu’un lanceur d’alerte se mêle d’une affaire pourtant déjà en justice.

Mais selon l’association congolaise pour l’accès à Justice (ACAJ) qui a révélé ce dossier troublant, la Gécamines et Ventora essayent de monter un scénario pour justifier le remboursement d’un prêt fictif.

« Lorsqu’un président d’une ONG des droits de l’homme sans être procureur général ni avoir droit à se substituer à lui, met en accusation des personnes dont la procédure pénale n’est qu’au stade de l’enquête, par ailleurs secrète, confidentielle et inquisitoire, et cela plusieurs fois par jour, plusieurs par semaine et plusieurs semaines par mois, par voie audio vidéo et par écrit, faut- il le considérer comme respectueux du principe de présomption d’innocence, et que par ailleurs, il est censé parfaitement connaître », s’est indigné le professeur Raphaël Nyabirungu, avocat conseil de la Gécamines, au cours d’un point de presse animé ce vendredi, 03 janvier 2020 à l’hôtel invest de la RTNC.

Et de s’interroger , « ne sommes nous pas déjà en pleine violation d’un principe majeur des droits de l’homme » ?

À l’origine de la révélation du scandale, ACAJ et son président ne désarment pas. Le défenseur droit- de- l’hommiste qui voit dans ce dossier une « tentative de blanchiment des capitaux » appelle la justice à sévir. De quoi révolter les avocats de la Gécamines.

« Le président et son ONG sont hors jeu, sont dans l’arbitraire et l’anarchie, en pleine dénégation de l’État de droit qu’ils sont censés défendre et au nom duquel ils se prétendent d’avoir le droit de se mêler de tout et en grande partie de ce qui ne les concerne pas », ajoute Raphaël Nyabirungu.

Alors que l’affaire est pendante en justice, l’avocat des hauts responsables de la Gécamines estime qu’il est de son devoir de se poser des questions sur le motif de la campagne menée par Georges Kapiamba, sans le citer. Selon lui, il s’agit d’ »un activisme suspect, un activisme incompatible avec la défense des droits de l’homme dont la présomption d’innocence, valable pour tous et respectable par tous, est une composante essentielle ».
Les lanceurs d’alertes, dont le métier n’est du reste, pas juridiquement encadré par un texte légal, ont pour mission, de dénoncer et d’alerter l’opinion sur des situations dangereuses encore meconnues des autorités et du grand public, mais pour cas d’espèce, l’affaire ayant déjà été portée en justice, n’avait plus besoin d’une quelconque publicité de la par d’un certain lanceur d’alerte, a dit l’avocat NYABIRUNGU à la presse.

Dans son développement, l’aurateur n’a voulu faire mention du nom de Monsieur Georges KAPIAMBA, ou encore moins de son ONG, alors que tous les indicateurs, brandis par lui, renvoyaient clairement à son confrère président de l’ACAJ.

NYABIRUNGU s’interroge pour savoir, de quel droit constitutionnel un lanceur d’alerte, avec son ONG, peuvent se croire permis de se mêler de tout ? Il leur conseille plutôt d’attendre l’issue de l’affaire en justice et de contre-attaquer celle-ci au cas où ils ne se sentaient pas satisfaits.

D’où le thème autour duquel s’est axé son point de presse de ce jour à savoir ” La Gecamine victime des lanceurs d’alertes ? ”

Thierry Kasongo
Rédaction
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