FED crie au secours et attire l’attention des autorités : « L’éducation et la réinsertion sociale des enfants en conflit avec la loi ne sont pas garanties en prison »

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Devant la presse, Me Evelyne N’EBINTU et ses collaborateurs Me Daniel Mugisho, Me Jocelyne Maba, Thérèse Demba sont précis au regard de la situation des enfants en conflits avec la loi.

Femme élection et développement en sigle « FED » attire l’attention des autorités tant nationales qu’internationales sur l’incapacité systématique des Etablissements de Garde et éducation des enfants, public et privés à Kinshasa, à assurer leur mission de resocialisation et éducations des enfants en conflit avec la loi.

Plus de 300 enfants en conflit avec la loi vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes à la prison centrale de Makala et sur un échantillon des deux Etablissement Privés Agréés dans la ville province de Kinshasa. Au pavillon 10 de la Prison Central de Makala ou quartier Spécial utilisé comme local d’hébergement des enfants en conflit avec la loi, il y a surpeuplement insupportable. Ce local avec une capacité de plus ou moins 80 enfants, compte à nos jours environs 300 enfants Garçons.

Les filles quant à elles sont placées avec les femmes enceintes et les nourrissons au pavillon 9. A cela le délabrement très avancé des infrastructures abritant cet Etablissement. Les Installations sanitaires sont très mal entretenues et en très mauvais état, les soins de santé sont quasi inexistant, pas de centre formations viables, ni une prise en charge psychosociale. Pire encore dans les Etablissement Privés et Agréés qui ; au-delà de ce qui est dit ci -haut, il s’observe une situation criante de famine. Les enfants en conflit avec la loi vivent dans des conditions inhumaines au risque de mourir et rendre leur situation pire qu’avant leur placement.
Se référant aux informations fournies à l ’ASBL FED et selon plusieurs sources concordantes, Il existe dans la ville de Kinshasa un seul établissement de garde pour enfant en conflit avec la loi à caractère Public avec une capacité d’accueil de plus ou moins 80 enfants pour une population d’environ 12 Millions d’habitants.

C’est le pavillon 10 de la prison centrale de MAKALA. Appelé aussi QUARTIER SPECIAL qui est très delabré .Il y avait avant les années 1991 un Etablissement à Benseke qui malheureusement avait été pillé et détruit.
Au regard de deux Echantillons des établissements privés agréés ou centre pour enfant (Centre de Sauvetage de Kinshasa en signe CSK et le Centre d’aide aux Enfants Défavorisé AED en sigle), un responsable nous déclare ce qui suit : « nous avons d’énormes difficultés de fonctionnement.

A tel enseigne que nous sommes aujourd’hui tentés de résilier le contrat de collaboration qui nous lie à l’Etat congolais en matière de placement des enfants en conflit avec la loi dans nos Centres. De fois, les enfants qui sont hébergés chez nous peuvent passer deux jours sans manger. Cela fait que Souvent certains âgés de 15 à 17 ans arrivent à disparaissent dans la nature à la recherche de la survie. Les Tribunaux nous les amènent souvent sans habits, ni babouche et à jeum parfois même malade et nous n’avons aucun soutien pour leur prise en charge »
Les Juridictions pour enfants travaillent dans des conditions déplorables.

Dans un des Tribunaux visité par exemple, les greffes et autres services travaillent presque dehors. La conservation et sécurisation des dossiers posent problème. Une promiscuité sans nom dans leur lieu de travail. Les enfants qui sont déférés devant le Juge pour enfants sont placés en garde à vue au même cachot avec les adultes au niveau de la police en entendant l’ouverture de leur dossier.

L’ASBL” Femme, Élection et Développement en sigle FED, condamne la non prise en compte des objectifs de la loi en matière de protection des enfants en RDC qui sont entre autres :
– garantir à l’enfant le droit de bénéficier des différentes mesure à caractère administratifs, social judiciaire éducatif, sanitaire et autre visant à le protéger de tout abandon, négligence, d’exploitation et d’atteinte physique, morale, psychique et sexuel ;
– diffuser et promouvoir la culture des droits et devoir de l’enfant et en faire connaitre à celui-ci les particularités intrinsèques en vue de garantir l’épanouissement intégral de sa personnalité et de le préparer à ses responsabilités citoyennes,
Eu égard à ce qui précède, pour la resocialisation, réinsertion et éducation des enfants en conflit avec la loi, l’Asbl FED demande aux autorités tant nationales qu’internationales de faciliter et accompagner les Organes des protections sociales, judiciaires, et pénales en terme de :
– Formation de prestataire ;
– Equipement et logistique ;
– La construction et réhabilitation des centres pour apprentissage des métiers en faveur des ECL ;
– Construction et/ou réhabilitation des Etablissements de Garde et d’éducation des enfants en conflit avec la loi (EGEE) qui répondent aux exigences nationales et Internationales afin d’assurer un accueil adéquat aux enfants qui y sont placés ;
– Construction des lieux de placement transitoire auprès des Tribunaux pour Enfant assurant leur transit avant leur placement dans les Etablissement de garde ;
– La prise en charge psychologique, sociale, médicale, et juridique des ECL car la plupart en prison sont des enfants en rupture familiale ;
– La sensibilisation de la population sur la loi portant protection des enfants afin qu’il y ait une collaboration entre les Tribunal pour Enfant (TPE) et la communauté.
– sécurisation des enfants dans les Etablissements Privés et Agréés.

Et ce, dans le strict respect des lois et conventions Internationales Car dit-on : « les enfants sont l’avenir de demain ». Le futur du Congo au travers cette catégorie des enfants, doit donc commencer à être préparer aujourd’hui et pas demain car demain c’est trop tard.

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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