FCC : Joseph Kabila devra rester “président de la plate forme et non autorité morale”, estime Lumeya Dhu Maleghi.

Un vent commence à souffler au sein du Front Commun pour le Congo et pourra pousser les cadres de premier rang à envisager des réformes profondes de la plateforme.

Le contexte n’étant plus le même et la page électorale ayant déjà été tournée, Lumeya dhu Maleghi qui a lancé le premier cette réflexion à haute voix, pense qu’il faut démocratiser la plateforme en demandant aux co-fondateurs d’accorder un mandat exprès aux animateurs de tous les organes du FCC qui ont amené le regroupement à la victoire à tous les niveaux.

La démarche Lumeya est simple. Premièrement, l’élu de Kikwit souhaite qu’on récompense l’équipe actuelle qui a abattu, selon lui, un travail de titan en remportant des victoires précieuses aux législatives nationales, provinciales, aux sénatoriales et même la tête de plusieurs provinces.

Bilan certes positif pour Néhémie et son équipe mais la reconduction des membres de la coordination et du Bureau politique devra être faite cette fois-ci, explique-t-il, par voie démocratique. Il s’agit du vote par les co-fondateurs.

Pour lui, la manière de le faire importe peu. « Ça peut être à mains levées pas nécessairement le vote par bulletin », précise Lumeya qui croit qu’il est important que les co-fondateurs plébiscitent les animateurs en place de tous les organes du FCC.

« Il est nécessaire qu’on puisse déclencher le processus de démocratisation de nos organes en plébiscitant publiquement les équipes qui ont amené le FCC à la victoire sur l’ensemble du pays. Que les cofondateurs reconnaissent les mérites de l’équipe Néhémie dans une séance publique qui réunira tous les cadres. Et nous allons accepter, tous, que cette équipe soit reconduite par exemple pour 5 ans », a-t-il souligné.

Deuxièmement, Lumeya, dans sa réflexion, veut voir l’autorité morale jouer les plus grands rôles dans le fonctionnement de la plateforme. Au lieu de se contenter du simple rôle de l’autorité morale qui ne vise que les aspects ( comportemental et moral ), le chef devra être désormais arborer le costume du président de la plateforme.

Comme autorité morale, Lumeya estime que le patron du FCC avait un rayon d’actions limité par l’article 96 al 1 de la constitution. Il ne pouvait pas être dans la gestion active pour incompatibilité. Maintenant que l’ancien président Kabila n’exerce pas un mandat électif contraignant, il plaide pour qu’il soit le pivot, le centre de gravité avec tous les pouvoirs possibles.

« Pourquoi n’est pas le transformer de l’autorité morale au président du FCC. L’autorité morale a fait son temps maintenant qu’il est sénateur à vie, donnons lui les pouvoirs de bien mener le bateau. L’autorité morale est limitée dans l’exercice de ses fonctions mais président, il a tous les pouvoirs. Le président dans une organisation a beaucoup plus de pouvoirs que l’autorité morale », a-t-il martelé .

Aux yeux de Lumeya, le président du FCC aura un avantage énorme pour bien gérer la plateforme que de rester à distance avec le statut d’autorité morale. Si avant, il avait une marge des manoeuvres limitées, aujourd’hui, il est libre d’entreprendre et jouer véritablement le jeu.

Ainsi pour le vice-président de la Dynamique pour la Démocratie au Congo, cette mutation donnerait un signal fort dans le processus de démocratisation de la plateforme.

Rédaction
+243990210011

Partager

Pas de commentaires

Laisser une réponse