FCC, Jeanine Mabunda et Alexis Tambwe Mwamba : Leur propre majorité parlementaire n’a su les sauver devant la tempête spectaculaire de l’Union sacrée de la nation,

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Union Sacrée initiée par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi

Buzz politique, tsunami, chamboulement de la situation politique, crise institutionnelle, c’est selon. Joseph Kabila Kabange, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Jeannine Mabunda Lioko, Alexis Thambwe Mwamba, sont out des institutions nationales. Malgré eux. Leur propre majorité parlementaire n’a su les sauver devant la tempête spectaculaire de l’Union sacrée de la nation, initiée par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Violation ou pas de prescrits légaux et règlementaires en vigueur, doit-on peut-être appuyer que le pragmatisme politique, la realpolitik l’a emporté sur le juridisme.

Depuis décembre 2020, en effet, jusqu’à ce jour, la RD Congo a, successivement, connu une mutation inédite de sa grande histoire, politique spécialement. Déchéance obtenue des animateurs de l’ancien Bureau définitif de l’Assemblée nationale, mise en place d’un nouveau Bureau définitif de la même chambre législative, censure et démission du gouvernement de coalition FCC-CACH, pétitions et démission de six membres du Bureau définitif du Sénat, à l’exception du seul rescapé sauvé de justesse, Samy Badibanga Ntinta, du reste premier vice-président de la chambre haute. Des interpellations et arrestations en masse de certains mandataires publics et agents de l’Etat cités dans de sales draps, cas du Secrétaire général à l’EPST et du SECOPE et Cie. Avec à la manœuvre la très inquiétante Inspection générale des finances qui ne dort plus sur ses lauriers. Dans tous les cas, le fait politique le plus saillant, à en croire nombre d’observateurs, c’est la mise à l’écart stratégique du fils de M’zée Laurent Désiré Kabila, de la scène politique active, mieux du contrôle institutionnel réel. Tshisekedi fils, devenu officiellement depuis samedi 06 févier, président de la première organisation continentale, l’Union africaine, est désormais pleinement dans son fauteuil, confortable en tant que président qui règne et gouverne dorénavant. C’était son crédo.

En 2019, peu avant la nomination du formateur Ilunga Ilunkamba Sylvestre, il avait tapé du poing sur la table, aux prises avec la presse, au pays d’Uhuru Kenyatta, à Nairobi précisément, pour chanter ses rêves de gérer pleinement la mère patrie. Tshisekedi Félix bénéficie, dès lors, du soutien effectif de deux chambres du Parlement, au travers de la majorité parlementaire.

Comment va-t-il redresser le géant Congo, aux pieds d’argile, à l’espace de deux ans et demi, l’organisation de nouvelles élections générales pointant à l’horizon? Telle est, clairement, la question qui suppose le principal défi du successeur de Joseph Kabila.

Il est vrai qu’à défaut de résorber la crise économico sociopolitique autant que l’insécurité dans la partie Est du pays, Félix Tshisekedi manquerait, visiblement, de discours, au moment de sa prochaine campagne électorale. C’est dire, autrement, que l’étau se resserre autour de l’ancien opposant congolais, au-delà du probable vrai ou faux satisfécit populaire que procure l’évolution de la mise à l’index de ses anciens partenaires de l’alternance démocratique de janvier 2019. Le fils d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba est face à la problématique du casting dans le choix du potentiel formateur du gouvernement de l’Union sacrée de la Nation, des membres du prochain gouvernement et mandataires publics. À ce stage, le défi de la gestion des ambitions s’interpose.

Point n’est besoin de préciser, ici, que d’aucuns parmi ces politiciens dont la plupart n’ont ni honte, ni froid aux yeux, quant à la transhumance, n’étonneront nullement l’opinion en quittant l’union sacrée, qu’ils auront considérée comme une simple union sucrée. L’heure d’ouvrir l’œil, et le bon, a véritablement sonné dans la sélection de nouveaux leaders politiques qui puissent donner une lueur d’espoir au souverain primaire. Que le pain et la paix soient enfin au rendez-vous, de manière concrète, avec leur corolaire susceptible d’être résumé en : « l’instauration d’un État puissant où il fait beau vivre ».

Jacques Kitengie (ANALYSE)

LGC
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