Covid-19 et les droits de l’homme en RDC : OCIDC et Congo Nouveau alertent sur les formes de corruption qui freinent l’élan du pays vers l’émergence d’ici 2030. Communiqué !

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Dans un communiqué de presse N° 001/2020, ces organisations citoyens révèlent ceci :

L’humanité toute entière fait face à la pandémie à COVID-19 depuis bientôt trois mois obligeant des Etats à prendre des mesures exceptionnelles aux fins d’arrêter sa virulente propagation.

Ces mesures obligent des milliers d’habitants sur terre en confinement. Ceci limite la jouissance de certains droits humains et entraîne des conséquences socio-économiques dévastatrices.

Frappée également, depuis l’annonce de l’irruption de la pandémie du coronavirus en RDC, le Mardi 10 mars 2020, la population congolaise vit dans une frénésie sans pareil. C’est ce qui avait aussitôt poussé les autorités congolaises à réagir directement pour éviter que ce virus ne se répande pas vite et à grande échelle en RDC en décrétant l’Etat d’urgence sanitaire sans malheureusement proposer des mesures sociales d’accompagnement au regard de la précarité de la vie de la population.
Pour ce faire, une série de mesures avait été prise par le Gouvernement Congolais en vue d’endiguer la propagation du COVID-19 et la population avait été conviée à les respecter
scrupuleusement et à observer les règles d’hygiène recommandées par l’OMS et les autorités congolaises. Un budget conséquent (135 millions) avait été alloué pour subvenir au besoin
d’éradiquer, si pas d’anéantir complètement, cette pandémie sur toute l’étendue du territoire national.

Partant de l’expérience du passé sur la manière de gérer de pareils programmes, les associations Observatoire Citoyen des Droits et de lutte contre la Corruption en RDC en sigle OCIDC-RDC
et Congo Nouveau, membres du Consortium le Congo N’est Pas A Vendre en sigle CNPAV saisissent cette opportunité pour alerter le gouvernement congolais aux fins d’empêcher des personnes mal intentionnées commises dans la gestion des fonds destinés à la riposte de cette
pandémie de tomber dans les détournements des fonds comme c’était le cas lors de la riposte d’Ebola et des fonds alloués aux travaux de cent jours du Chef de l’Etat dont certaines
personnalités impliquées ont été arrêtés et détenus à la prison de Makala car aussi reprochées de malversations financières.

Ce dont OCIDC et Congo Nouveau félicitent les autorités congolaises pour cet acte combien louable qui servirait d’exemple à d’autres mauvais citoyens qui continuent à confondre la caisse de l’Etat avec leurs propres poches sacrifiant ainsi des milliers et des milliers des congolais.
Dans la foulée, l’on peut déplorer encore la surchauffe que ces mesures ont entrainée sur le marché et la surenchère qu’elles ont provoquée. A titre illustratif, l’on observe :
– La hausse du prix des denrées de première nécessité et des produits recommandés pour
faciliter la désinfection ou le lavage des mains comme le gel hydro alcoolique, les
savons liquides, les lave-mains.
– La hausse du prix de transport interurbain dans certaines villes de suite de la mesure de
réduction du nombre des passagers à bord des bus, des voitures taxis, des tricycles, des taxis-motos…
– Le rançonnement de la population récalcitrante par certains agents de sécurité et de l’ordre
appelés à faire respecter ces mesures.

Vu tout ce qui précède, OCIDC et Congo Nouveau tout en saluant avec enthousiasme toutes ces mesures et décisions prises par les autorités,
– condamnent ces comportements inciviques de certains dignitaires politiques véreux etautres et,
– interpellent le gouvernement congolais d’agir afin de poursuivre tous ceux qui se seraient impliqués dans les détournements des fonds, de réguler le prix sur le marché et de
sanctionner tous les contrevenants à toutes ces mesures prises.
Enfin, recommandent ce qui suit :
– Tout en encourageant la création de la caisse de solidarité Provinciale par Son Excellence Monsieur le Gouverneur du Sud Kivu, que des personnes de bonne foi se joignent à cette initiative d’expression de charité et de solidarité qui sauvera plus d’un congolais
– Que la gestion des fonds soit transparente et la redevabilité soit de mise.
– Que les Organisations de la Société Civile s’approprient du plan de la riposte et qu’elles
soient impliquées dans tout le processus.
– Etant donné le caractère limité des fonds alloués à la riposte (135 millions), que la
coordination se rassure d’une bonne et efficiente répartition de ces derniers à travers toute l’étendue du territoire nationale selon le besoin et les cas à traiter.

Fait à Bukavu, le 27 mars 2020.
Pour les deux organisations membres du CNPAV
1. Pablo MUKE, Coordinateur de
L’Observatoire Citoyen des Droits et de lutte
contre la Corruption en RDC « OCIDC-RDC »

Thierry Kasongo
Rédaction
+243990210011

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