*Blague de mauvais goût : Pas de démission du pays de Joseph Kabila à la présidence de l’Union Panafricaine de la Jeunesse.*

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Depuis ce matin quelques articles circulent sur les réseaux sociaux, dont la plus part sont balancés par des médias moins connus du grand public. Ce qui choque, c’est le contenu. Ces médias annoncent la démission de la RDC de la Présidence de l’Union Panafricaine de la Jeunesse.
Il faut dire que tout est parti de la publication sur les réseaux sociaux d’une récente lettre du Conseil National de la Jeunesse N/R : CNJ / RDC / BN / 0800 / 2018 datant du 19 avril 2018 signé par Seidy Masudi son Président.
Dans cette correspondance dans laquelle l’auteur reconnaît en Francine MUYUMBA ses qualités de Présidente de l’UPJ il lui notifie un retrait de confiance.

Contacté par le site www.legrandcongo.com, pour en savoir plus, le cabinet de la Présidente de l’UPJ basé à Kinshasa rapporte que ceci est une fausse information cousue de toute pièce par des personnes de mauvaises foi. Toute fois, le cabinet de la présidente s’est réservé de tout commentaire surtout que la RDC n’a jamais mené une telle démarche.

Par la même occasion, le site a joint au téléphone l’un des conseillés du ministère de la Jeunesse de la RDC, ce dernier a signifié à notre desk jeunesse et gender que cela est faux. Au conseiller d’ajouter que le pays n’a pas retiré la candidature de sa compatriote et ceci selon la procédure reprise dans l’actuel statut de l’UPJ qui date du 1er août 2008.

Cependant, le statut actuel de l’UPJ tel qu’adopté au congrès du 1er août 2008 de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, selon une analyse minutieuse confirme dans aucun de ses articles que le CNJ le cas de celui de la RDC a le droit de retirer à un président en exercice, ce titre de représentant du pays à la tête de cette organisation dont le mandat revient à la République. Autant le pays a mandaté le CNJ pour voter en tant que membre de plein droit, autant c’est toujours le pays qui détient ce mandat à la tête de l’Afrique par sa compatriote Francine Muyumba. Il y a donc usurpation.

Il est claire qu’il existe un conflit en interne entre la Présidente de l’UPJ et le bureau actuel du CNJ, mais alors pourquoi ? S’interroge des internautes dont des étrangers qui pourtant saluent le dynamisme de la Congolaise Muyumba qui a un bilan largement positif.

Approcher pour en savoir un peu plus, un expert des questions de la Jeunesse explique que le CNJ est un membre de plein droit au sein de l’UPJ mais sur mandat du pays. Le CNJ ne jouit aucunement d’une indépendance de décisions sans l’aval des autorités.
Le CNJ est membre de l’UPJ mais ceci s’explique du fait que le pays est membre de l’Union Africaine et à son sein une structure de représentation des Jeunes directement liée au gouvernement. Il est donc impossible et ceci fait montre de manque de maîtrise des documents légaux que le CNJ décide du retrait du pays de la Présidence de l’UPJ ou interdise à Madame MUYUMBA d’exercer.

L’expert poursuit en rapport avec le rôle du CNJ vis à vis de la candidature du pays, ” la lettre de candidature à l’UPJ est livrée par le gouvernement du pays à travers son ministère ayant à sa charge la jeunesse et une fois devenu membre entre aussi en scène le ministère des affaires étrangères dans l’accompagnement.
Ainsi, le CNJ ne fait qu’ accompagner et voter car mandaté par le pays. Sauf comme l’indique l’article 34 du statut de l’UPJ, en cas d’empêchement définitif du Président, le comité exécutif se réunira pour élire celui qui assurera son intérim jusqu’ à la tenue du congrès Ordinaire et ou extraordinaire; selon les cas. Il n’est donc pas du pouvoir d’une CNJ d’invalider sans passer par le congrès le mandat d’un citoyen du pays déjà élu et exerçant ses fonctions.

L’on devra conclure donc que la Présidence d’une structure dont pour le cas ici de la Présidence de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, poste qu’a occupé et continue à occuper officiellement la RDC de novembre 2014 à décembre 2017 pour un premier Mandat et de décembre 2017 à nos jours pour un deuxième mandat qui, en plus demeure fructueux grâce à sa compatriote Francine MUYUMBA aujourd’hui devenue célèbre à travers le monde et a réussi à vendre l’image d’un Congo réellement debout comme l’a dit autre fois le chef de l’État Congolais Joseph Kabila est une question de procédure mais pas selon les humeurs d’un individu ou d’un groupe d’individu suite à un conflit en interne.

Thierry KASONGO
Rédaction
+243990210011

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