ASS-NAT : Avant de se retirer de la course au bureau, Chérubin Okende en communion avec M. KATUMBI a éventré le boa. Voici le contenu LGC

Honorable Présidente,
Honorables membres du Bureau,
Honorables Députés et chers collègues,
Avant toutes choses, je rends grâce au Seigneur, Maitre des temps et des circonstances, qui permet que je me tienne devant vous à cet instant précis. Puisse le Saint-Esprit me guider dans cette communication que je vous tiens du fond de mon cœur.

Je remercie également la Conférence des Présidents de mon regroupement politique, l’Alliance des Mouvements du Kongo qui sur les quatorze chefs des partis politiques qui composent le regroupement, treize ont décidé de porter ma candidature à ce poste de Rapporteur adjoint du Bureau de l’Assemblée Nationale. Je suis particulièrement reconnaissant envers, mon ami et frère, l’honorable Claudel André LUBAYA pour ses encouragements malgré les invectives malencontreuses et désobligeantes qu’il a essuyées à cause de cette candidature de la part de certains collègues, pourtant membres de notre regroupement politique.
Je rends un hommage déférent au Président de Ensemble pour le Changement qui n’a daigné exercer aucune objurgation, aucune pression politicienne sur les députés et s’est abstenu dignement d’interférer d’une quelconque manière dans un choix qui concerne strictement les élus. Je remercie, Moise Katumbi, parce que c’est de lui qu’il s’agit, qui a bien suivi les péripéties de ma candidature et s’est placé au-dessus de la mêlée afin d’éviter la violation des principes républicains légaux et règlementaires qui régissent l’Opposition parlementaire.
Je tiens à saluer aussi les collègues candidats à ce poste qui, à travers cette campagne électorale, nous permettent ainsi de sustenter le débat démocratique et de mettre notre maturité républicaine à l’épreuve.
Honorables Députés et chers collègues,
Honorable Chérubin OKENDE SENGA, qui suis-je ?
Ceux qui ont eu l’amabilité de lire le dépliant que j’ai mis à votre disposition ont une idée sur mon modeste profil.

Honorables Députés et chers collègues,
Parlant de maturité républicaine, ma candidature se veut un quadruple test.
Primo : Test de l’éthique, secundo : Test de l’équité, tertio : Test sur l’obscurantisme politicien et quarto : Test de l’adéquation de la personne avec la fonction.
S’agissant de l’éthique, j’ai toujours soutenu que la politique sans éthique, c’est la ruine de la société. Si notre pays vit le paradoxe d’un pays scandaleusement riche avec des populations scandaleusement pauvres et plus pauvres des pauvres de la planète, c’est parce que depuis 1960, la classe politique congolaise pratique la politique sans éthique. Mon test de l’éthique nous permet aujourd’hui de nous rendre compte que cette crise est encore plus profonde dans le chef des acteurs politiques de l’Opposition parlementaire de cette législature.

En effet, comment comprendre que les mêmes qui avons critiqué sévèrement nos collègues de la Majorité parlementaire puissions encore violer les mêmes principes légaux et règlementaires qui fondent le statut de l’Opposition politique et la règle d’or de représentativité des groupes parlementaires de l’Opposition politique ?
Honorable Députés et chers collègues,
je fais ici allusion aux dispositions de l’article 11 de la loi n°07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’Opposition politique et de l’article 26 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prescrivent que, je cite, « les groupes parlementaires de l’Opposition politique jouissent d’un droit de représentation proportionnelle à leur poids numérique au sein de l’Assemblée nationale, aussi bien au niveau du Bureau définitif, des bureaux des commissions permanentes qu’à celui du Comité des sages ».
Je profite de cette occasion pour rendre aussi un hommage déférent au Bureau de notre chambre et particulièrement à Madame la Présidente, l’honorable Jeanine Mabunda, qui se sont investis avec un sens élevé de responsabilité et de recherche de l’équité indispensable au fonctionnement harmonieux de notre législature en favorisant des pourparlers directs et francs entre la Majorité et l’Opposition parlementaires.

Je salue aussi le sens élevé de la République dont ont fait montre les Présidents des groupes parlementaires de la Majorité au cours des négociations franches qui ont abouti à des compensations raisonnables afin de désamorcer la crise qui régnait dans la composition des organes de notre chambre.
Ce test de l’éthique nous permet de nous rendre à l’évidence qu’au sein de ma famille politique de l’Opposition, il y a fort malheureusement des politiciens qui savent voir la paille dans l’œil de la Majorité et s’accommodent d’ignorer la poutre qui les aveugle à cause des intérêts personnels et égoïstes.
Honorables Députés et chers collègues,
Le test de l’équité nous permet d’établir qu’au sein de l’Opposition parlementaire sévit la discrimination. En effet, comment comprendre qu’à défaut de consensus entre les groupes parlementaires MS-G7 et MLC-ADN sur le poste de Rapporteur adjoint qu’en vertu d’un communiqué laconique, le groupe parlementaire AMK et Alliés soit disqualifié de présenter à la plénière qui est souveraine, un candidat à ce poste.

Ce test permet aussi d’établir que mon groupe parlementaire est fort malheureusement très mal dirigé dans la sournoiserie et dans des antivaleurs de l’injure facile et de la brutalité sauvage contrariant les principes élémentaires de l’équité, de la dignité, de l’honorabilité et surtout de la redevabilité envers les pairs.
Concernant le test sur l’obscurantisme politicien, Honorables Députés et chers collègues, j’ai noté dans cet hémicycle qu’il y a une médisance qui voudrait faire passer, par le jeu d’intrigues malveillantes, qu’il y aurait une haine viscérale du FCC contre Ensemble pour le changement. Ce test m’a donc permis d’approcher de hautes personnalités et nombreux collègues du FCC et de CACH pour établir que cette médisance procède singulièrement d’un manichéisme machiavélique qui n’existe pas dans le chef de beaucoup d’acteurs politiques de cette Majorité. Je profite aussi de cette occasion pour remercier toutes les personnalités de la Majorité avec lesquelles j’ai échangé franchement surtout des amis avec lesquels nous avions évolué jadis dans l’Alliance de la Majorité Présidentielle.
Quant au test de l’adéquation de la personne à la fonction, il s’agit d’intégrer notre crédo de la législature de proximité à l’écoute du Peuple. Les compétences et les valeurs intrinsèques du Rapporteur adjoint sont fondamentales pour assumer cet enjeu de la proximité. En effet, le Rapporteur adjoint doit être capable d’assurer un plaidoyer permanent au sein du Bureau et de la Conférence des Présidents afin que des moyens logistiques et financiers conséquents soient mis à la disposition de tous les Députés sans discrimination afin de mieux couvrir les vacances parlementaires. Sans moyens conséquents, nos vacances resteront un calvaire, un véritable chemin de croix.

Le Rapporteur adjoint doit être capable d’assurer le suivi des recommandations et des résolutions de l’Assemblée plénière relatives aux rapports parlementaires envers le pouvoir exécutif et le cas échéant, des sanctions y afférentes. Le Rapporteur adjoint doit aussi être en mesure d’encadrer et d’accompagner tous les Députés sans discrimination dans une communication de proximité directe avec le Peuple à l’occasion des vacances parlementaires.
En somme, à travers ces différents tests, je voulais nous rendre compte qu’il est impérieux que dans cette législature, que nous puissions ensemble concourir à l’avènement d’une démocratie faite de respect des valeurs éthiques, de tolérance, d’acceptation de l’autre et de débat républicain.

Je voulais que tous ensemble, nous puissions intégrer le pari de la raison pour une mutualisation citoyenne de la Majorité et de la Minorité parlementaires et faire ainsi de l’Assemblée Nationale, la véritable forteresse des valeurs républicaines et démocratiques.
Honorables Députés et chers collègues,
J’ai toujours professé la moralisation de la vie politique dans notre pays. Je continue de soutenir que la politique sans éthique n’est que ruine de la société. Et, ce n’est pas pour rien que j’ai parlé de tests.
En effet, quelle moralité pouvons-nous tirer d’une Opposition incapable de s’entendre sur un poste de Rapporteur adjoint et qui, faute de consensus, s’oblige à recourir à la Majorité pour la désignation d’un représentant de l’Opposition? C’est tout simplement scandaleux.
Les saintes écritures nous enseignent qu’il est bon que le scandale arrive, mais malheur à celui par qui le scandale arrive.
Je suis personnellement pétri de la doctrine sociale du catholicisme qui nous recommande d’être le sel de la terre et la lumière du monde. J’ai été interpellé dans ma conscience profonde par l’homélie de mon père spirituel Fridolin Cardinal Ambongo Besungu, le dimanche dernier concernant l’arrogance.
Très humblement, j’interpelle mes frères candidats protagonistes, qui sont supposés partager les mêmes valeurs morales et spirituelles afin de refuser d’être les vecteurs du scandale et de l’arrogance.
Refuser le scandale et l’arrogance, c’est tout simplement respecter les principes légaux et règlementaires de la représentation proportionnelle au poids numérique.
Refuser le scandale et l’arrogance, c’est surtout s’abstenir d’être au nom et pour le compte de l’Opposition, un Rapporteur adjoint investi grâce au choix de la Majorité. C’est tout simplement une honte.
Honorables Députés et chers collègues,
En définitive, je tiens à être correct avec ma conscience.

Je vous remercie vous tous qui, de près et de loin, soutenez ma candidature et êtes disposés à voter pour moi.
Mais, tenant compte de tout ce qui précède et par loyauté envers ma famille politique et surtout en communion avec Moïse KATUMBI et Pierre LUMBI ainsi que Michèle SAMBA OKENDE, ma très chère épouse, je décide de retirer ma candidature au poste de Rapporteur adjoint du Bureau de notre chambre et, je vous remercie.

Thierry Kasongo
Rédaction
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