17 Mai-Forces Armées : ” le recrutement volontaire des filles de 18 à 25 ans”. Le Lieutenant Colonel Nénette Mukembe, femme modèle pour ces jeunes

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Le 17 mai est une date historique qui marque la fin de la dictature en RDC. Ce jour là, le vaillant soldat du peuple Mzée Laurent Désiré Kabila récupére la ville de Kinshasa, et le territoire national grâce à la détermination des Kadogos, qui ont réussis à déstabiliser le plan du Maréchal Mobutu qui tenait à se maintenir au pouvoir malgré l’implication du président Sud-Africain Nelson Mandela. Une occasion pour le site le grandcongo d’arracher une interview exclusive auprès d’une dame officier militaire qui parle de son parcours élogieux, de sa petite enfance
jusqu’à ces jours.
Il s’agit de Nénette Mukembe.

Née en Belgique des parents congolais, Nénette Mukembe a un cursus scolaire parfait, de la maternelle, primaire jusqu’à l’Université Bac. Elle est licenciée en Sciences Politiques et Administratives. Après sa petite enfance sur le sol du Roi Baudouin de dit Bwana Kitoko elle a choisie la terre de ses ancêtres pour servir sa nation.
Elle fait partie d’une grande famille très sociable où elle a reçue une éducation suffisante, et une instruction digne d’une fille formée.
Dès son jeune âge, Nénette Mukembe est passionnée par les actions à caractère social. Une vocation constatée par tous, à chaque fois qu’elle s’occupe des démunis, et autres nécessiteux de son milieu. Elle pose toujours ses gestes avec joie et élégance, d’une manière volontaire et bénévole. “Depuis mon enfance dira-t-elle, j’avais cette vocation et passion d’aider mon pays, particulièrement tous ceux qui ont besoin d’une attention particulière, soutenue, renouvelée et qui se trouvent dans l’incertitude” autour de moi.

Le lieutenant Colonel fait savoir que l’armée est un monde apart, où la discipline est la mère de la science. On se soumet dans le seul but de servir la nation sous le drapeau avec tout son coeur.


Elle regrette amèrement du fait que certains parents s’obstinent à l’intégration de leurs enfants surtout “filles” aux services militaires, et elle constate par ailleurs, que l’armée est la meilleure école de redressement dans toutes les familles du monde. C’est dans ce sens qu’elle s’adresse à cette catégorie d’âge et aux différentes crèmes intellectuelles : Qu’elles viennent vite se faire recruter et j’espère, elles trouveront au sein de l’armée une place de choix et noble pour leur avenir. L’armée c’est une école qui forme, transforme et développe l’homme. Et aussitôt la formation théorique et pratique, on devient un véritable citoyen au service du peuple et de sa nation souligne-t-elle avec insistance. “Moi, je suis fière de mon parcours, et je fais aujourd’hui la fierté non seulement de ma grande famille, mais aussi de la République” rapporte Nénette Mukembe.

√J’encourage les filles de 18 à 25 ans à se choisir l’armée. Ici on retrouve toutes filières : Coupe et couture, informatique, mécanique, électricité, plomberie, secrétariat de direction, protocole, marketing, médecine, maçonnerie, logistique….Avec ce recrutement des jeunes filles, j’ose croire que
nous pouvons atteindre l’équilibre “homme-femme” au sein de l’armée.

Aux filles mères et autres diplômées d’État, graduées ou licenciées, Nénette Mukembe qui déplore le recrutement par les forces négatives des enfants soldats “Kadogos”, lance un appel pressant à toutes pour faire le bon choix, nous avons besoin de vous a-t-elle dit.


Les filles congolaises ne doivent pas avoir le complexe de supériorité ni moins d’infériorité. Elles ont les mêmes capacités que les hommes. Elles sont appelées à se démarquer pour intégrer volontairement l’armée a souligné la commandante des troupes Nénette Mukembe.
Pour l’instant, avec mes collègues officiers militaires féminins, nous multiplions des séances de formation, et des ateliers ainsi que conférences afin de sensibiliser nos paires filles à comprendre qu’il est important, et urgent de travailler pour la République même au sein de l’armée.

Par conséquent, les jeunes filles doivent apprendre non seulement à affronter le mal mais surtout à se vêtir du courage olympique pour dénoncer le mal notamment, le viol, la maltraitance, les harcellements qui sont des faits sociaux qui ne doivent pas décourager nos paires d’où, je conseillerais chacune à savoir affronter le mal en face, que de craindre de loin avec des idées de fois négatives Dans notre pays nous avons la loi sur les violences sexuelles déjà promulguée par le Chef de l’État a fait mention notre invitée qui ajoute que cette loi protège les victimes.

Aujourd’hui, il y’a un faible taux de participation des femmes dans l’armée donc moins de 5% par rapport aux partenaires hommes qui sont majoritaires partout même dans les instances décisionnelles. Voilà qui justifie ma plaidoirie qui consiste à pousser les filles diplômées ou non à intégrer l’armée, cela va permettre de bouger les lignes de la parité.


La dame Lieutenant Colonel Nénette Mukembe travaille comme Directrice de la logistique à la 14eme Région militaire, force terrestre. Precisons qu’elle etait entrée en scolarité tardivement par rapport à ses camarades de promotion. Cette situation ne l’a pas découragé. Après une période d’initiation aux techniques militaires et d’adaptation, elle s’est intégrée très facilement dans le groupe. Curieuse et avide d’apprendre, elle a fait preuve d’un grand intérêt dans les différents domaines d’apprentissage et aussi elle a démontré ses compétences aux yeux de tous. Sa pensée est cohérente et ses expressions écrites et orales sont fluides.

Cette dame officier militaire a fait son intégration dans l’armée en 1997. Après une longue période de formation, elle a terminé à la satisfaction de ses professeurs. Elle est finaliste de la Première Promotion de l’École Supérieure d’Administration au Collège des Hautes Études Stratégieques de la défense CHESD.
Étant la plus jeune de sa promotion, elle a participé à plusieurs ateliers de renforcement des capacités au pays et dans plusieurs autres pays atravers le Monde notamment sur la sécurisation du territoire national, la décentralisation, la territoriale, la défense, la parité, le gender, les violences sexuelles, la protection des enfants et femmes en tant des guerres, le VIH-SIDA, la supervision et coordination des troupes, l’administration au sein de l’armée, la logistique opérationnelle…. Cependant, elle a des potentialités non négligeables dans ce secteur de la vie nationale.
Avec son charisme avéré au sein de l’armée nationale, Nénette Mukembe pense à cet effet, que les FEMMES CONGOLAISES ont prouvé, qu’elles sont compétentes pour rejoindre un État major de haut niveau. Elles devront s’adonner aux études et privilégier la méritocratie au détriment des considérations d’ordre tribal, ethnique, amical, et familial. Les femmes congolaises devront travailler avec abnégation afin de s’offrir un profil préférentiel dans la société a insisté Nénette Mukembe.

Dynamique et un modèle pour les jeunes filles, elle a fait un parcours élogieux et distinctif qui nécessite l’attention des curieux. La plus part de son temps, elle fais la lecture car elle a besoin de se former du jour le jour. Pendant ses heures libres, elle regarde plus les documentaires et partage son temps avec sa famille et son entourage qui le porte au cœur.

Elle a profité au cours de cet entretien à bâton rompu pour féliciter la Présidente élue à l’Assemblée Nationale, Madame Jeanine Mabunda qui a démontré aux yeux du monde, qu’ il y’a des compétences à exploiter dans l’intérêt du pays.
Le nouveau président de la République Félix Tshisekedi devra, en principe dira-t-elle, tenir compte des compétences des femmes qui sont restées longtemps à la touche. “Déjà, avec son avènement, nous saluons l’amélioration des conditions sociales des militaires et policiers, comme ce fut bien-sûr avec Mzée Laurent Désiré Kabila, et Joseph Kabila.

En outre, les femmes doivent agir en créant des chaines de solidarité nationale et internationale, en prenant conscience de leurs capacités d’assumer entièrement leurs responsabilités.
Nénette Mukembe en sa qualité d’une femme leader, et formatrice des formatrices pense qu’avec la nouvelle vision au sommet de l’État pour un Congo autonome, il serait gré de nommer des personnes compétentes dans les instances décisionnelles, notamment dans l’administration publique, en politique, économie, sécurité etc. La compétence doit être un critère important et principal dans la sélection à l’emploi dans l’armée et la police, et surtout que toutes les femmes ne sont pas faites pour les services militaires et tous les hommes ne sont pas faits pour le combat indique madame le lieutenant Colonel de la première zone de défense basée à Kinshasa capitale de la RDC.

Quelques ouvrages à son actif.

1. Leadership feminin au sein des FARDC,
2. Perspective pour l’émergence d’un état congolais adapté au contexte international post-guerre froide,
3. Les aspects politiques et administratifs : approche qui influence le développement en RDC.
4. La sécurisation des zones pétrolières, enjeux stratégiques en RDC
5. L’emploi des FARDC, la police et les sévices de sécurité, limites sur le plan juridique.
6. (En pleine rédaction) La stratégie de la défense des frontières en RDC.

Thierry Kasongo MUYUMBA
Rédaction
+243990210011

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