17 ans après la mort de Mgr Kataliko. LIVA INFOS pense que les prêtres continuent de subir la pression d’une main noire.

Le 4 octobre 2000, décès de Mgr Emmanuel Kataliko, Archevêque métropolitain de Bukavu.

Mgr Emmanuel Kataliko est né en 1932 à Lukole (dans le territoire de Lubero). Il a été ordonné prêtre en 1958 à Rome, puis sacré évêque en 1966. Il est resté 31 ans à la tête du diocèse de Butembo-Beni, avant d’être désigné, le 22 avril 1997, archevêque de Bukavu. Il était connu comme un remarquable agent de développement. En effet, il a réalisé beaucoup d’œuvres sociales, entre autres, la construction de l’Université catholique de Graben à Butembo, l’amélioration de l’habitat dans sa société et la création des routes de desserte agricole pour relier la ville aux villages environnants. Il s’était également investi corps et âme dans la recherche de la paix à travers ses exhortations, ses déclarations, ses dénonciations des actes criminels commis par les rebelles du RCD avec leurs alliés rwandais. Après 17 ans, ses collègues prêtres sont victimes des attaques à répétition dans l’EST du pays. Certains ont perdu la vie, les autres Kidnappé, sans évoquer ceux qui ont été menacé. Donc, il serait gré de restaurer la paix dans cette partie du pays.

Ce jour-là, pendant qu’il participe en Italie à une réunion des responsables des conférences épiscopales d’Afrique, Mgr Emmanuel Kataliko décède dans un hôpital proche de Rome, où il avait été conduit d’urgence suite à un malaise respiratoire. Il était alors âgé de 68 ans. Même si officiellement on attribue son décès à un infarctus, certaines personnes à Bukavu restent convaincues qu’il avait été empoisonné fortement par l’”occupant”.

Sa mort survint alors qu’il venait, le 14 septembre 2000, de rentrer dans son diocèse de Bukavu après plus de six mois d’exil car en février de la même année, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) l’avait en effet refoulé de Bukavu, l’accusant de faire obstacle à la réconciliation interethnique. Mgr Emmanuel Kataliko payait en fait le prix de ses prises de positions contre l’occupation rwandaise.

Contraint de se réfugier à Butembo, il était devenu le symbole de la résistance non-violente d’un diocèse animé par un important réseau associatif. Grève des messes, chaînes de prières, sit-in dans les paroisses étaient organisées pour son retour.

Partager

Pas de commentaires

Laisser une réponse